Karl,
contemporain de Michael Schumacher, remporta le titre de Formule 3 allemande en
1989, un an avant Schumacher, et les deux pilotes furent engagés par l'équipe
cadets de voitures de sport Mercedes en 1990. Karl fit une impression énorme
pour l'équipe March, qui en 1992 était loin de disposer des fonds suffisants,
avant d'entrer chez Sauber en 1993. Il fut mêlé à un certain nombre
d'accidents, mais l'équipe le garda pour 1994. Suite à un accident survenu à
Monaco, il resta dans le coma pendant 19 jours, ce qui rendit le futur de la
Formule 1 très incertain, surtout après la mort d'Ayrton Senna et de Roland
Ratzenberger deux semaines plus tôt, mais il se rétablit et pilotait de
nouveau avant la fin de l'année. Karl fit son retour sur les pistes pour Sauber
en 1995, mais ne fut pas à la hauteur de la tâche et fut remercié après
quatre courses, n'étant parvenu à obtenir qu'une treizième place. Avec
Jean-Christophe Bouillon également en forme décevante, Karl fut engagé à
nouveau pour les deux dernières courses mais ne parvint pas non plus à
s'imposer et se dirigea vers une carrière dans les voitures de tourisme.