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Nationalité :
Italien
Au milieu des années 90, la F1 italienne, cachée par l’ombre de la puissante Scuderia Ferrari, se porte mal. Jadis nombreux et soutenus par de puissants sponsors, les pilotes transalpins se font rares sur les grilles. Un homme, en mal de reconnaissance nationale, entreprend de jouer les mécènes pour ses compatriotes. Cet homme, c’est Flavio Briatore. Après Giancarlo Fisichella, il prend en main la carrière du jeune Jarno (prénom donné par ses parents en hommage a Jarno Saarinen, petit prodige finlandais de la moto dans les années 70). Jarno Trulli n’est pas un inconnu, il vient de décrocher le titre de champion du monde de karting en 1995. Couvé par Briatore, son ascension en monoplace est météorique. Au sein d’une structure soutenu par Flavio, il remporte le championnat d’Allemagne de F3, puis accède directement a la F1, chez Minardi, écurie dans laquelle un certain Flavio Briatore vient de prendre des parts. Ses débuts sont remarquables, puisqu’il prend rapidement l’ascendant sur son expérimenté équipier Ukyo Katayama. A mi-saison, une place se libère chez Prost GP, où Panis vient de se briser les jambes. Flavio s’empresse de placer son poulain au sein de cette écurie, capable de jouer les troubles fêtes en tête du peloton. Le jovial Trulli enthousiasme toute son équipe par sa fraîcheur et son talent. Une belle qualification à Magny Cours, une 4eme place en Allemagne suite a un duel musclé avec le futur champion du monde Jacques Villeneuve, Trulli ferait presque oublier Panis. Mais la suite de la saison est plus pénible, le très inexpérimenté Trulli s’avérant incapable d ‘exercer son rôle de leader au sein de l’écurie française. Au cœur de l’été, les rumeurs de transfert battent leur plein, Panis est sur le point d’effectuer son retour, Prost courtise des stars telles que Damon Hill ou Gerhard Berger, et l’avenir de Trulli s’annonce du coup bien incertain. A Zeltweg, tandis que le retour de Panis est programmé pour la semaine suivante, Trulli s’apprête à disputer son dernier Grand Prix. Qualifié en haut de grille, il s’empare de la tête des le deuxième tour, au nez et à la barbe de tous les ténors, et ne cède le leadership qu’a mi-course, contraint à l’abandon sur casse moteur. Déçu, Trulli rentre aux stands la tête basse, mais se voit immédiatement proposer un contrat par Alain Prost pour les deux saisons suivantes. Trulli n’est plus un intérimaire, c’est un authentique espoir, et Prost ne veut pas le voir s’échapper.
Pour autant, ses deux années chez les bleus seront douloureuses. Loin de
confirmer le potentiel entraperçu en 97,
Prost GP s’enferme dans une crise
sportive et financière dont elle ne sortira jamais. Trulli ne marquera
qu’épisodiquement des points, dont un podium opportuniste au
Nurburgring sous la pluie en 99. Mais les efforts
de
Trulli ne passent pas inaperçus, et Jordan
l’engage aux cotés de
Frentzen. Au sein d’une écurie qui vient
de se mêler a la lutte pour le titre, les espoirs de
Trulli sont grands. Malheureusement, le scénario se répète. Il
arrive dans un team sur la pente descendante. Ses nombreux coups d’éclat en
qualification, ne sont que rarement concrétisés en course, la faute à une
voiture trop peu fiable et irrégulière. Mais à nouveau, ce manque de
résultat est compensé par la satisfaction d’avoir pris l’ascendant sur
Frentzen, son redoutable équipier. La cote de Trulli reste au
beau fixe, et son mentor
Flavio Briatore, nouveau directeur sportif de Renault,
ne manque pas de l’appeler pour venir défendre les couleurs de la firme au
losange à partir de 2002. Malmené un temps par son jeune équipier
Button, Trulli finit la saison en trombe, sans pour autant avoir
été en mesure de se mêler a la lutte pour la victoire, en raison d’un
matériel insuffisamment fiable ou performant. Ce déficit de résultat commence
à ternir l’image de
Trulli, dont le profil d’éternel espoir du sport auto se fane
progressivement, tandis qu’une nouvelle génération de pilotes, emmenée par
Raikkonen ou Alonso déferle sur les grilles. Pour sa 7eme
saison de Formule 1,
Trulli se doit de montrer qu’il est bien ce leader aux solides
épaules dont
Renault a besoin.Après des années de frustration, Jarno Trulli croyait enfin tenir le bon bout chez Renault l’année dernière, au lendemain d’une superbe victoire dans les rues de Monaco et alors qu’il dominait son jeune coéquipier, la star montante espagnole qui a propulsé la Formule Un au rang de fierté nationale, Fernando Alonso. L’erreur du pilote originaire de Pescara fut de s’opposer non pas au patron de Renault, Briatore, mais à son manager, qui n’est autre que le même Flavio. Ce dernier s’est servi d’une bévue de Jarno faisant perdre un petit point au losange comme d’un levier pour remercier Trulli. Jarno a trouvé refuge chez Toyota, avec pour mission d’aider le deuxième constructeur mondial à tutoyer les sommets. Jarno en a le talent, Toyota probablement pas encore. En 2005, L'écurie s'est bien améliorée, et ça se voit, Jarno terminera 3 fois sur le podium en début de saison, et réalisera même la pole position aux Etats-Unis, mais n'en profitera pas, sur les recommandations de Michelin, les écuries équipées de pneumatiques français des retirent. La suite de la saison sera moins bonne, mais sur l'ensemble, c'est une bonne année. Malheureusement la saison 2006 ne lui apportera pas la satisfaction espérée, il passe la première mi-saison avec un score vierge au compteur, et se retrouve au final battu au classement par son coéquipier Ralf Schumacher. C'est avec un esprit revanchard que Jarno Trulli courra la saison 2007 toujours chez Toyota Motorsport. Après une saison décevante en 2007 - il espère toujours être le premier à faire triompher le constructeur japonais en F1.
Bilan de
carrière provisoire (Nelson, GP2005.com, StatsF1.com) |
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