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Nationalité :
Allemand
Lorsque Ralf se lance dans le sport automobile, après de nombreuses années de karting, son grand frère compte déjà parmi les stars de la F1. Avec un tel patronyme, difficile pour Ralf de passer inaperçu sur les grilles de départ et de ne pas attiser les jalousies à son égard. Car comme son frère, Ralf a derrière lui le manager Willy Weber. Sans jamais avoir démontré un talent supérieur à la moyenne, c’est l’assurance pour Ralf de courir dans de bonnes structures et de voir se dégager devant lui le chemin menant vers les sommets. Tout le "paradoxe Ralf" est là. Une volonté affichée d’être reconnu en tant que tel, mais l’incapacité de se sortir du sillage de son aîné. Vice champion de F3 allemande, puis champion de Formula Nippon en 1996, Ralf prouve qu’il n’est pas maladroit avec un volant entre les mains, loin de là. Mais sa promotion immédiate en F1 chez Jordan pour la saison 97 agace. Ce n’est pas vraiment le fait que d’autres pilotes auraient mérité cette place qui énerve. C’est plutôt cette suffisance, cette arrogance dégagée par le petit Schumacher. Inacceptable de la part d’un pilote qui doit essentiellement sa place à son frère. Ses débuts sont pourtant remarquables. Ralf fait preuve d’une fougue pas toujours très maîtrisée, mais son podium à l’issue de son troisième GP, en
Argentine, impressionne. En rivalisant avec son équipier
Fisichella, authentique espoir du sport automobile, Ralf prouve que sa présence en F1 n’est pas usurpée. Et même si
Des 99, au volant de la pataude Williams-Supertec, Ralf confirme qu’il est devenu une valeur sure de la F1. Rapide, excellent finisseur, il inscrit tous les points de son écurie. Et sans une malchanceuse crevaison, il aurait même pu signer une retentissante victoire à domicile, sous la pluie du Nurburgring. Le scénario se répète en 2000. Toujours très régulier, Ralf offre notamment au nouveau moteur
BMW son premier podium, des le GP d’ouverture en
Australie. Pourtant, sa fin de saison laisse perplexe. En de nombreuses occasions, sur des tracés très sélectifs,
Ralf montre une fâcheuse tendance à se faire dominer par son équipier
Button, un môme de 20 ans, directement issu de la F3. Simple passage a
vide ? C’est du moins ce que laisse à penser son fulgurant début de saison 2001. Bien servi par le surpuissant moteur
BMW, Ralf signe son premier succès à
Imola. Deux autres suivront. Plus important, il semble prendre la mesure de son bouillant et
très médiatique équipier Juan Pablo Montoya. A 27 ans, Ralf s’affirme comme un véritable leader, et même comme le principal rival de son frère au championnat. Simple illusion d’optique. Adroit et courageux,
Ralf clame haut et fort qu’il est fin prêt à déboulonner l’imposante statue familiale. Mais il semble pourtant faire preuve d’une complaisante passivité lorsqu’il s’agit de lutter roue contre roue avec
Michael, lequel ne relâche jamais son agressivité au volant. Et le monde de la F1 se
gausse d’entendre le jeune Ralf se plaindre piteusement du comportement en piste de son grand frère. Surtout que
Montoya, lui, n’hésite pas à montrer les biceps et à aller au contact. L’image de
Ralf commence dangereusement à pâlir. Même si au fil de la saison 2002,
Ralf a montré qu’il faisait globalement jeu égal avec son équipier, ce dernier a su faire preuve d’un brio qu’on ne retrouve pas chez l’Allemand, ce qui laisse augurer pour lui d’une saison 2003 délicate. D’autant qu’au sein de l’écurie
Williams, il apparaît de plus en plus marginalisé. A lui de reconquérir le
cœur de son employeur et de montrer qu’il a encore sa place au plus haut niveau.
Bilan de
carrière (Nelson, GP2005.com, StatsF1.com) |
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