|
Nationalité :
Italien
Vaille que vaille, la carrière de Riccardo se poursuit. Après Shadow, après Arrows, Patrese rejoint enfin un top team en 82. En l’occurrence Brabham, l’écurie d’Ecclestone, de Murray et du nouveau champion du monde Piquet. La saison sera agitée pour Riccardo. Elle commence par la fameuse grève des pilotes à Kyalami. Drôle de casse tête pour Patrese, tiraillé entre sa solidarité envers les pilotes et entre son patron, tout puissant dirigeant de la FOCA ! Vient ensuite l’épisode de Rio. Sous la canicule brésilienne, Patrese est pris de vertiges. Il part en tête a queue et reprend la piste à contre sens ! Avant de sagement s’arrêter... La saison 1982 ne répond pas totalement aux attentes de Brabham. La mise au point du BMW Turbo accapare le team. Cela n’empêchera pas Riccardo de remporter son 1er GP à Monaco avec le Ford Atmo, dans des conditions absolument rocambolesques. 1983 aurait pu être l’année Patrese. Mais marqué par une cascade d’incidents techniques, il ne peut faire mieux que d’assister impuissant au triomphe de son équipier Piquet. Nouvelle victoire en Afrique du Sud, éclipsée par le titre de Piquet. L’aventure Brabham se termine avec une certaine amertume, mais avec un palmarès riche de 2 victoires. Patrese trouve alors refuge chez Alfa Romeo (84 et 85). Anonymat garanti. Puis c’est le retour chez Brabham en 86 et 87. Délaissée par Ecclestone, avec un moteur à bout de souffle, les Brabham conservent des lignes sublimes (merci Gordon !) mais les performances ne suivent pas. La mort de De Angelis achève de saper le moral des troupes début 1986. Cela n’empêche pas Riccardo de se rappeler au bon souvenir de tous, avec un beau podium sur le délicat circuit de Mexico. L’exploit n’échappe pas a tout le monde. A Adélaïde, Riccardo est appelé par Williams pour remplacer ce bon Mansell qui a laissé quelques vertèbres sur les murs de Suzuka. Cet intérim annonce son engagement définitif pour 88. La galère de 88 et du Judd n’aura qu’un temps. Renault se profile déjà a l’horizon. Après presque 12 années de F1, la carrière de Riccardo commence enfin. Excellent metteur au point, Patrese est la nouvelle coqueluche de Williams et de son redoutable acolyte Patrick Head. Même si Boutsen décroche deux victoires, c’est Patrese qui accroche le podium du championnat du monde derrière les intouchables Mclaren. Patrese enchante le public avec son très beau style, très fluide. L’homme aussi se révèle. Toujours affable et élégant. La cicatrice de 78 est loin. Le pilote Patrese est au sommet de son art et l’homme Patrese l’un des chouchous du paddock. En 1990, il renoue avec la victoire à Imola (après 7 années de disette). Quelques semaines plus tard, tout le monde acclame Patrese à Silverstone. Il va prendre son 200eme départ. Il devra abandonner en raison d’ennuis de fond plat. Patrese éprouve des sentiments mitigés en 91. Certes, après 2 années en demi teinte, le tandem Williams Renault semble en mesure de passer la vitesse supérieure. Mais l’écurie de Grove voit le retour du fils prodigue, j’ai nommé Mansell. Il exige un contrat béton de 1er pilote qui empêche Patrese de pleinement s’exprimer. Mais Patrese est intenable. Il signe deux succès de très grande classe. A Mexico après un duel face à son chef de file, puis à Estoril. 91 est la grande saison Patrese. Tous les espoirs lui sont donc permis en 92, d’autant plus que Williams à décidé de revaloriser son statut. Las... un gros crash à l’inter saison 91 92 semble avoir fait perdre ses moyens à Riccardo. Alors qu’il rivalisait avec lui l’année précédente, Riccardo est inexorablement dominé par Mansell. Les écarts prenant parfois des proportions inquiétantes. Peu a peu, Riccardo est confiné dans un pale rôle de porteur d’eau. Il signe sa dernière victoire à Suzuka... la dernière victoire d’un Italien à ce jour. Il quitte alors Williams pour Benetton ou il ne résiste pas à la tornade Schumacher et ou ses rapports avec Flavio Briatore s’envenime rapidement . Sa carrière s’achève alors sur l’incroyable chiffre de 256 GP disputés. Malgré plusieurs offres en 1994 l'invitant à réintégrer le sport, il a préféré se consacrer aux voitures de tourisme. A moins que Bernie ne fasse passer le championnat à 30 GP par an, avec épreuves en Corée, au Qatar et au Sultanat de Brunei, ce record semble intouchable.
Bilan de
carrière (Nelson) |
|
|