La
carrière en Formule 1 de Roberto faillit se terminer avant même d'avoir
commencé lorsqu'il ne réussit pas à se qualifier en Lotus au Grand Prix des
Pays-Bas de 1982. Il allait avoir une autre chance, mais cette course l’handicapât
pour un certain nombre d'années. Après avoir terminé second derrière son
coéquipier Mike Thackwell au Championnat d'Europe de Formule 2 en 1984, Roberto
passa à l'Indy Car. Il revint en Europe en 1987 pour une course de Formule 3000
ainsi que quelques Grands Prix pour la nouvelle équipe AGS. Il resta avec la
Formule 3000 l'année suivante et remporta le titre de manière tout à fait
impressionnante. Ferrari lui signa un contrat d'essai et il rejoignit Coloni,
puis Eurobrun, avant d'obtenir un vrai départ fin 90 chez Benetton aux côtés
de Nelson Piquet et remplaçant Alessandro Nannini qui s'était blessé. Une
place de second derrière Piquet au Grand Prix du Japon lui assura une place
dans l'équipe l'année suivante, mais Benetton le renvoya (assez paradoxalement
après qu'il eut obtenu son meilleur résultat de l'année, une place de
quatrième au Grand Prix de Belgique), pour s'emparer avec avidité de Michael
Schumacher. Une saison avec l'équipe malchanceuse Andrea Moda en 1992 était
loin d'être ce qu'il méritait. Roberto passa ensuite chez Forti sans grand
espoir de succès et entama une carrière sur Indy Cars en 1996.