|
Nationalité :
Britannique
Au début de sa carrière, Mansell n’était ni riche, ni pauvre, ni rapide, ni lent. La seule chose qui le distinguait, c’était son manque de popularité. Il croyait qu’il était le meilleur et ne pouvait pas comprendre que d’autres personnes ne s’en aperçoivent pas. Mais quand on lui donna la chance en 1980 de courir en Formule 1, peu de personnes le prirent au sérieux. Il était compétent mais sans plus. Ce qu’ils auraient dû savoir pendant ce week-end d’Autriche, c’est qu’il était courageux car il pilota pendant la plus grande partie de la distance avec une fuite de carburant qui lui brûlait la peau.
Au bord de la gloire La saison de 1986 fut véritablement au plus bas pour
Mansell. Malgré cinq victoires en Grand Prix, l’année fut décevante. Rares
sont ceux qui, regardant le Grand Prix d’Australie, oublierons l’image de l’explosion
de son pneu arrière gauche au moment où il arrivait à la fin de la ligne
droite. Il est impossible de savoir comment il put réussir à maintenir sa
voiture zigzaguant entre les murs car ce n’était pas une crevaison mais une
explosion. La même chose arriva à la fin 1987. Cette fois-là, il Avant d’arriver à l’avant-dernière course au Japon, Mansell venait de battre Piquet pour la victoire à Mexico – ce fut sa sixième victoire de l’année – et il était encore à douze points derrière le Brésilien. Il eut un accident en se qualifiant, sa Williams faisant un vol plané avant de s’écraser, ce qui lui blessa le dos et termina sa saison. La saison suivante fut un désastre, Mansell ne terminant que neuvième et sans victoire. Il prit une tactique audacieuse en 1989, en rejoignant Ferrari. On ne s’attendait pas à ce que cet homme, qui était très anglais d’attitude, s’entende avec toute l’équipe italienne, mais il le fit et gagna l’adoration instantanée des fans italiens en remportant du premier coup la victoire au Brésil. A partir de là, il fut surnommé "Il Leone" (Le Lion). Stimulé par cette appréciation qui le rendait heureux, il pilota très bien pour terminer quatrième cette année-là. Prost rejoignit Mansell chez Ferrari en 1990 et cela jeta un froid. Il était convaincu que Prost recevait un meilleur équipement et il recommença à sa plaindre. Il ne gagna qu’une seule fois cette année-là, en s’accrochant avec les flancs de son coéquipier dans la course vers le premier tournant de l’Estoril. Cela obligea Prost à ralentir et il retomba en cinquième position instantanément, ce qui lui fit perdre le titre mondial derrière Senna. Donc, pour 1991, on revenait chez Williams et aux habitudes de victoires. Et c’est ainsi que Mansell gagna cinq courses mais il dut cependant jouer les second rôles derrière la McLaren de Senna.
Enfin le succès
Cependant, tout n’était pas perdu car Mansell décida d’emporter ses talents de l’autre côté de l’Atlantique pour s’essayer à la course Indycar aux États-Unis. Et il eut une formidable première saison avec l’équipe Newman/Hass, dont l’acteur Paul Newman est propriétaire à temps partiel. Il gagna la première course, puis eut un sérieux accident quand il s’essaya pour la première fois sur une piste ovale inclinée ; cependant il revint à son rythme pour la plus grande course de l’année : l’Indianapolis 500. Il la mena également en ne se rabattant à la troisième position que dans les dernier tours. Mansell allait tirer profit de ses erreurs en la gagnant la fois suivante. Avant la fin du mois d’Août suivirent deux autres victoires sur les pistes ovales, ce qui lui donnait une avance qu’il ne devait jamais perdre. Ce fut donc une visite extrêmement fructueuse. Malheureusement, la réussite d'une année n’entraîne pas celle de la suivante et il s’avéra donc en 1994, son châssis Lola n’était plus celui qu’il fallait avoir. L’équipe rivale, Penske, donna un coup de balai, ses trois voitures remplissant souvent les trois places du podium. Quant à Mansell, aucune victoire, et cela le rendait quelque peu nerveux. Il revint à la Formule 1 en milieu de saison pour piloter pour Williams pendant quatre course, gagnant le Grand Prix d’Australie. En 1995, il rejoignit McLaren mais ne réussit jamais à s’habituer et après deux courses seulement, il annonça qu’il se retirait.
Bilan de
carrière (Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
|
|