Jean-Pierre
courut dans 134 Grands Prix au cours de la période de 1973 à 1983 mais,
malgré sa rapidité et sa bravoure, il n'en gagna aucun. Il fut au sommet de sa
forme pour l'équipe Shadow dans le milieu des années 70 et ne perdit le
Grand
Prix du Brésil de 1975 qu'à cause d'une panne de jauge de carburant qui
l'obligea à abandonner. De même, quand il eut la possibilité de redorer le
blason de sa carrière avec Lotus en 1978, des problèmes de freins surgirent au
moment où il dominait le Grand Prix du Canada. Au début de sa carrière, il
avait eu la réputation d'être incontrôlable mais il se maîtrisa bientôt et
gagna le titre de Formule 2 pour l'équipe BMW March de série en 1973, année
où il fit ses débuts en Formule 1, également pour March, avant de passer chez
Shadow. Après 1978 sa carrière commença lentement à péricliter. Les deux
années qu'il passa chez Tyrrell ne lui permirent pas de sortir du tunnel et
après une période désastreuse chez Osella puis
Ligier au début des années
1980, la Formule 1 le laissa choir à la fin de 1983. Cependant, la fortune lui
sourit de nouveau au milieu des années 1990 quand il commença à piloter des
voitures de sport.