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Nationalité :
Britannique
Il commence d'abord par écumer avec succès les championnats britanniques de F.Ford. A l'époque, il se fait remarquer par son casque jaune à bandes vertes, les couleurs de son idole Ayrton Senna. Vient la F3, puis les pelotons de la F3000 internationale, chez Jordan, ou Eddie se fait remarquer par son tempérament impétueux. Eddie est talentueux, mais pas suffisamment doué pour s'attirer les faveurs des meilleures écuries de F1. Et il n'a pas non plus d'arguments financiers a faire valoir pour intéresser les plus petites équipes. Économiquement, le sport automobile européen est exsangue. Irvine s'en va donc chercher fortune du coté du Japon, le paradis des pilotes déshérites. La-bas, payé pour courir, que ce soit en F3000 ou en Sport Protos, il se fait plaisir et côtoie dans son exil des garçons comme Salo, Frentzen ou Ratzenberger. Fin 93, Eddie Jordan a un baquet disponible pour le GP du Japon. La fibre patriotique aidant, il se souvient d'Irvine. Ca tombe bien, Suzuka, Irvine pourrait y courir les yeux fermés. Pour lui, ce sont des débuts "à domicile". Ce jour là, il pleut. Et dans des conditions climatiques difficiles, Irvine se révèle au monde entier en livrant un duel épique avec Senna. Seul problème, Senna a un tour d'avance et n'apprécie que modérément le comportement du nouveau. Venu le réprimander dans son stand à l'issue de la course, Senna se heurtera à un Irvine goguenard et peu réceptif aux remontrances. L'affaire se terminera en bagarre et vaudra aux deux hommes une suspension avec sursis. Bilan de ce premier Grand Prix : une étonnante 6eme place et une bagarre (au propre comme au figuré) avec le meilleur pilote du monde. On a rarement vu entrée en matière aussi fracassante! Rapide, un peu fou, insolent, il n'a fallu qu'une seule course à Eddie pour se tailler une réputation qui ne le quittera plus. Jordan
est séduit et l'engage à temps plein en 94 et 95, aux cotés du jeune Brésilien
Rubens Barrichello, présenté comme le petit Mozart de la F1. On
s'attend à voir Eddie souffrir. Il n'en sera rien. A la surprise générale,
Eddie parvient à faire jeu égal avec Barrichello. Tandis que le
brésilien se laisse submerger par ses soucis existentiels, Irvine taille
sa route sans états d'âme. Sans parvenir à faire de lui un potentiel champion
du monde, 1995 achève de le positionner comme une valeur sure du peloton.
Jusqu'à la surprise de l'automne 1995 qui voit l'annonce de son engagement chez
Ferrari, pour épauler Schumacher. Todt
veut un pilote solide, capable de se glisser sans rechigner dans la peau d'un
second pilote, totalement dévoué à son leader. Son regard s'est porté sur Irvine.La comparaison sportive sera douloureuse pour l'Irlandais, constamment dominé par son équipier. Mais durant 3 saisons, très régulier et souvent abonné aux places d'honneur, il s'avère être un précieux lieutenant pour Schumacher. Coté coulisse, Irvine devient la coqueluche des médias. Dans un univers très conformiste, ses bons mots et vacheries distillés à l'encontre de ses collègues ne lui valent pas que des amis. Ambiance garantie dans les paddocks. Sa 4eme saison en rouge débute par une heureuse victoire a Melbourne. Irvine le provocateur s'imagine alors dans le rôle du premier pilote, sans trop y croire. Mais ces ambitions affichées ont le don d'agacer Jean Todt et de crisper l'ambiance au sein de la Scuderia. Irvine se lasse de son rôle de mercenaire et se verrait bien redevenir un compétiteur à part entière, autorisé à jouer sa carte personnelle. Alors que la rupture avec Ferrari devient inévitable, l'inattendu survient avec la blessure de Schumacher qui propulse de fait Irvine au rang de premier pilote, et même de leader du championnat du monde. Un costume finalement un peu grand pour le bel Eddie, qui lors de l'ultime GP a Suzuka, s'avère incapable de suivre le rythme de son rival Hakkinen, logique vainqueur. Vice champion du monde, un fait de gloire que l'histoire ne retiendra sans doute pas, mais qui permet à Irvine de monnayer grassement son arrivée chez Jaguar, nouvelle écurie ambitieuse, émanation de Stewart, et avec un statut de premier pilote à la clé. Un statut bien dérisoire, au sein d'une équipe minée par les querelles intestines, et abonnée aux fonds de grilles. Trois années de galère en vert, avec de trop rares coups d'éclats. Et un ultime podium a Monza en 2002. Joie teintée de nostalgie. En contemplant la marée humaine des tifosi sous ses pieds, Irvine se rappelle ses belles années en rouge. Elles sont loin derrières lui. Mieux vaut partir et quitter cette F1 qui ne le retient plus.
Bilan de
carrière (Par Nelson) |
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