Surnommé
le taureau de la Pampa Froilan était un personnage haut en couleurs,
ressemblant plus à un lutteur qu’à un jockey. Il fit ses débuts en Formule
1 au Grand Prix de Monaco, avec une Maserati pour l’équipe Scuderia Argentina
afin de remplacer son compatriote Juan Manuel Fangio qui était passé chez Alfa
Romeo. 1950 ne donna aucun résultat, mais 1951 fut une meilleure année, car il
alla chez Ferrari et son style exubérant le propulsa sur le podium à chacune
des cinq courses qu’il pilota pour l’équipe, gagnant le Grand Prix de
Grande-Bretagne. Et, en fait, c’était la première victoire de Ferrari
dans un Grand Prix comptant pour le Championnat du monde.
Il renforça cette prestation en gagnant le Grand Prix hors Championnat de
Pescara, mais s’engagea chez Maserati pour 1952. Cela ne produisit aucune
victoire, et il retourna donc chez Ferrari en 1954 et gagna de nouveau le Grand
Prix de Grande-Bretagne ainsi que trois autres courses hors Championnat, les 24
heures du Mans et plusieurs autres courses de voitures de sport. En fait, s’il
n’y avait pas eu Fangio, il aurait été Champion du monde. Après cela, il
courut essentiellement dans son pays et partit en retraite pour gérer un
garage.