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Nationalité :
Allemand
C'était en 1990. Depuis, Michael Schumacher enfile les titres mondiaux comme des perles et, de son vivant, a déjà rejoint le panthéon de la F1. Frentzen, lui, n'a gagné que 3 GP. Autant dire qu'il a raté sa carrière. Retour en 1990. Alors qu'avec l'appui de Mercedes, Schumacher attend sagement qu'une place se libère en F1, Frentzen, lui, préfère retrouver son indépendance et voler de ses propres ailes. Un choix osé. Sans appuis financiers, le jeune Frentzen peine à trouver sa place dans le sport automobile européen. Il dispute sans succès le championnat international de F3000, puis, comme tant d'autres, il est contraint à l'exil au Japon. L'assurance de pouvoir vivre de sa passion. Mais dans l'anonymat, loin de la vieille Europe et de sa prestigieuse F1. Un homme va se souvenir de lui pourtant : Peter Sauber, l'homme qui faisait courir Frentzen en Sport-Protos dans le "Junior Team", et qui, toujours pour le compte de Mercedes, s'est lancé en Formule 1. Il appelle Frentzen pour disputer la saison 1994 aux cotés de Wendlinger. Frentzen a peut être perdu son temps au Japon, mais certainement pas son talent, comme le démontre sa 5eme place sur la grille de départ du GP d'ouverture au Brésil. Rapidement, Frentzen séduit. Par sa gentillesse, sa décontraction, mais surtout par sa rapidité. Il ne lui faut que quelques semaines pour recevoir une offre alléchante, et pas n'importe laquelle. Senna vient de se tuer et Williams veut que Frentzen le remplace. Il refuse. Par honnêteté vis a vis de l'écurie Sauber qui elle aussi vit un drame. Wendlinger s'est fracassé contre un rail à Monaco. Seul pour tenir la barre, Frentzen refuse d'abandonner le navire Sauber en pleine tempête. Propulsé de fait leader de l'écurie, Frentzen va multiplier les coups d'éclat et s'affirmer comme la révélation de la saison 1994. Un statut confirmé par une nouvelle belle saison 1995. Frentzen est parfois irrégulier, mais on ne retient de lui que ses exploits. L'impatience est grande de le voir enfin accéder a un top-team et se mesurer à Schumacher, son ancien équipier de jeunesse. Ce sera pour plus tard puisque Frentzen rempile pour une troisième saison chez Sauber. Les rumeurs de transfert trouvent enfin leur justification à l'Automne 1996 avec l'annonce de son passage chez Williams. Mais le monde de la F1 se montre bien versatile et fait la moue. Auteur d'une saison 1996 mitigée, Frentzen tarde a confirmer son potentiel et continue de se montrer assez irrégulier. Son équipier Herbert, qui a côtoyé Schumacher l'année précédente, le tacle durement en affirmant qu'il est loin du niveau du double champion du monde. Dans ce contexte, le passage de Frentzen chez Williams en lieu et place de Damon Hill, le leader du championnat, apparaît injuste a beaucoup. Presque usurpé. La pression sur Frentzen n'en est que plus grande à l'orée de la saison 1997. Il n'y résistera pas. Tandis que son équipier Villeneuve vole vers le titre, Frentzen fait de la figuration et ne décroche qu'une seule victoire. A de nombreuses reprises, son directeur technique Patrick Head fustige son manque de rigueur, faisant ainsi écho aux propos d'Herbert l'année précédente. Le constat est cruel : Frentzen n'a pas la carrure d'un champion du monde. La Williams de 1998 n'apportera rien, ni a l'image, ni au palmarès de Frentzen. Sa cote est au plus bas et un exil vers le Cart apparaît inévitable. Des discussions sont d'ailleurs engagées avec Bobby Rahal. Mais
il reste finalement en F1, relancé par Eddie Jordan. Au sein d'une écurie
plus modeste, à l'ambiance familiale, sans véritable pression, Frentzen
retrouve la fougue de ses années Sauber. Il
brille chaque dimanche, pousse son équipier Hill vers la retraite,
accroche deux splendides victoires et se permet même de jouer les trouble-fête
dans la lutte pour le titre. La renaissance de Frentzen sera aussi
soudaine qu'inattendue. Mais elle sera brève. A partir de 2000, il doit faire
face à une voiture moins efficace, peu fiable, ainsi qu'à un jeune équipier
aux dents longues, l'Italien Trulli. En manque de résultats, les rapports entre Frentzen et Jordan se crispent, jusqu'au clash de Juillet 2001. Violemment mis a la porte, Frentzen trouve refuge chez Prost GP, une écurie de fond de grille, sur le point de disparaître. Condamné a l'anonymat, il trouve quand même le temps de séduire son éphémère employeur. Non, Frentzen n'est pas fini, comme le prouveront d'ailleurs ses performances chez Arrows, le temps d'une demi-saison. Contraint a l'inactivité forcée du fait de la disparition de cette écurie, il s'apprête a faire son retour chez Sauber, l'écurie de ses débuts (après une pige a Indianapolis en 2002). Mais après 9 saisons de F1, le mystère Frentzen subsiste. Brillant lorsqu'on ne l'attend pas, capable de superbes coups d'éclat, l'Allemand déçoit dès que les regards se tournent vers lui et que la pression s'élève. il termine sa carrière en F1 au sein de l'écurie Sauber en 2003.
Bilan de
carrière (Par Nelson) |
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