Ce
charmant brésilien ne sera jamais autorisé à oublier qu'il a acheté son
entrée en Formule 1. La Formule 3 en Amérique du Sud, puis en Angleterre fut
suivie de deux saisons en F3000 qui fournirent seulement d'occasionnelles
performances Pedro acheta alors une place dans la nouvelle équipe Forti Corse
quand celle-ci parvint en Formule 1 en 1995, puis passa chez Ligier pour occuper
une position plus chère et plus compétitive en 1996. Il réussit certes à
obtenir son volant chez Ligier grâce à sa mallette pleine de dollars mais les
observateurs commencèrent à le prendre un peu plus au sérieux, sur les
circuits rapides il parvenait à faire jeu égal avec Olivier Panis. La saison
1997 fut encore meilleure. Malgré très peu de points récoltés, dû aux
faiblesses de sa monoplace, Pedro fit extrêmement bonne figue face à Damon
Hill, le champion du monde en titre. Il parviendra même en quelques occasions
à se montrer plus rapide que l'anglais. Diniz est un peu comme le bon vin, il
se bonifie d'année en année. Depuis le début de la saison 1998, il se montra
l'égal de Mika Salo, un pilote qui est pourtant réputé pour sa pointe de
vitesse. Avec un meilleur matériel, Pedro serait souvent sur le podium. La
saison 1999 laisse apparaître de meilleurs espoirs de résultat avec une place
méritoire aux côtés d'Alesi chez Sauber mais qui n'aboutira à rien. Après
une seconde année passée dans l'écurie suisse, il décide d'arrêter le
pilotage et devient actionnaire de Prost GP. Après avoir tenté de prendre
le contrôle de l'écurie il dut se résoudre à abandonner ses actions devant
le refus d'Alain Prost de céder son poste.
98 Grands Prix, pas de victoire (meilleur
résultat 5e au GP du Luxembourg 1997, GP de Belgique 1998)
Pas de titre de champion (meilleur résultat
13e au classement général 1998, 1999)