:: Histoire :: Pilotes : Cristiano Da Matta

Nationalité : Britannique
Né le : 19 septembre 1973

Cristiano da Matta naît le 19 septembre 1973 à Belo Horizonte, au Brésil. Il baigne dès son plus jeune âge dans les sports mécaniques, puisque son père Toninho est un habitué du championnat local de supertourisme où il collectionne 14 titres. Celui-ci n’est pas franchement emballé de voir son fils décidé à embrasser la même passion et risquer sa vie sur les circuits, aussi Cristiano doit attendre ses 12 ans pour le faire changer d’avis et commencer la compétition, en karting évidemment. Comme pour la majorité des pilotes arrivés jusqu’à la F1, les débuts sont tonitruants. En 3 saisons dans le très relevé championnat brésilien, il remporte 4 titres régionaux et devient champion national dès sa seconde année. En 1993, il se tourne vers la monoplace et la Formule Ford brésilienne où il remporte le championnat d’entrée de jeu avec 4 succès. Il monte donc en F3 la saison suivante pour un scénario identique : le titre et autant de victoires. Comme nombre de ses compatriotes, il doit désormais traverser l’Atlantique pour espérer progresser et son choix se porte sur le championnat de F3 britannique où il remporte une course. C’est suffisant pour convaincre une équipe de F3000 de l’engager pour la saison 1996, où il achève le championnat à une honorable 8° place.

Faute de perspectives intéressantes en Europe, il opte pour les USA et participe à la série IndyLights au sein de l’équipe de Brian Stuart. Il remporte 3 victoires, termine 3° du championnat et remporte le titre de Rookie of the Year. L’année suivante sera la bonne. Il met toutes les chances de son côté en signant pour l’équipe championne en titre, Tasman. Le choix s’avère payant : il remporte le titre avec 4 victoires à Long Beach, sur le tri-ovale de Nazareth, au GP des Trois-Rivières et à Vancouver.

Ce titre convainc l’écurie CART Arciero Wells de l’engager. C’est le début de ses relations avec Toyota qui motorise l’équipe et peine à l’époque à fournir une bloc fiable et performant. Da Matta frappe fort d’entrée en se qualifiant 4° pour son premier GP, mais le reste de la saison est moins brillant. Da Matta termine 18° du championnat avec une 4° place à Nazareth pour meilleur résultat, qui constitue à l’époque le meilleur résultat d’un moteur Toyota tout comme de son équipe. Il est 2° au classement des rookies, battu par un certain Juan Pablo Montoya d’ailleurs champion de CART pour sa première saison.

Il rempile au sein de son équipe – rebaptisée PPI Motorsport – pour la saison 2000 et les résultats commencent à venir. Da Matta signe son premier succès dans la discipline à Chicago et se classe 10° au championnat.

Il quitte ensuite son équipe pour Newmann-Haas aux côtés de Christian Fittipaldi, échange par la même occasion son châssis Reynard pour un Lola mais c’est toujours un moteur Toyota qui le propulse. Les progrès se poursuivent : 3 victoires  (au Mexique, en Australie et sur le super speedway de Fontana), 5 podiums et la 5° place finale. Il goûte aussi à la tête du championnat qu’il occupe à l’issue de la 4° course.

La 4° saison sera la bonne : il domine largement le championnat en signant 7 poles et en remportant 7 des 19 manches : Monterey, Laguna Seca, Portland, Chigago, Toronto, Elkhart Lake et Miami. Il se montre ainsi capable de s’imposer sur tout type de tracé. Champion de CART, il accepte de rejoindre Toyota F1 pour 2003, une équipe qui n’en est qu’à sa deuxième saison mais qui ne cache pas ses ambitions à plus long terme et se donne les moyens de les réaliser. Le pilote et le constructeur sont en quelque sorte unis sentimentalement pour avoir progressé puis gagné ensemble en 4 saisons de CART, après être partis de très bas.

La suite reste à écrire. Bien malin qui pourra dire si Da Matta réussira dans la discipline reine. Nombreux sont les champions CART à s’y être essayés avec des résultats très différents. Certains ont gagné le titre comme Jacques Villeneuve. D’autres ont démontré un potentiel certain comme Juan Pablo Montoya. D’autres encore ont beaucoup déçu et n’ont pas passé le cap de leur première saison, à l’image de Michael Andretti. Le GP d’Australie, le 9 mars prochain, apportera une première réponse à cette question.

 

STATISTIQUES DE GRANDS PRIX

 

Nb de GP

Écurie

Points

Poles

records/tour

victoires

classement

2003

16

Toyota

10

-

-

-

13

2004

12

Toyota

3

-

-

-

16

Bilan de carrière
28 Grands Prix, Pas de victoire
(meilleur résultat 6e aux GP d'Espagne 2003, GP d'Allemagne 2003, GP de Monaco 2004)
Pas de titre de champion du monde
(meilleur résultat 13e au classement général 2003)

(Guillaume M)

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: Palmarès :

 
     28 Grands Prix
 
    Pas de victoire
     Pas de titre