:: Histoire :: Pilotes : David Coulthard                                         Par Nelson

Nationalité : Britannique
Né le : 27 mars 1971

Le temps passe, les saisons s’écoulent. Et le sympathique David Coulthard court toujours après le titre de champion du monde. Il semble y croire encore. Contre toute évidence. 


C’est au mois de Mai 1994 que la F1 découvre ce jeune pilote écossais au visage taillé à la serpe. Il débarque dans l’écurie championne du monde en titre, mais pourtant, dans le contexte d’une F1 en crise, son arrivée passe inaperçue. La F1 vient de perdre deux pilotes, un troisième est dans le coma, et les écuries font grève pour protester contre les mesures de la FIA. Il y a de l’orage dans le ciel de la Catalogne, et personne ne prête guère attention aux premiers pas appliqués de David. C’est pourtant loin d’être un inconnu. Après avoir brillé en F3, David est passé à la F3000, discipline dont il compte même parmi les favoris du championnat 94 à venir. Parallèlement, la prestigieuse écurie Williams lui a fait confiance dans le rôle de pilote essayeur. Mais la mort de Senna à Imola bouleverse les plans de l’écurie anglaise. Peu de pilotes sont disponibles ou prêts à assurer la lourde succession de la star brésilienne. Prost et Patrese refusent de sortir de leur retraite, Frentzen souhaite rester fidèle à Sauber, tandis que Mansell est temporairement bloqué par ses contrats aux États-Unis. Williams choisit finalement la solution interne en se tournant vers David. David sait qu’il n’est pas le premier choix de son employeur, tout comme il sait que le retour programmé de Mansell se fera à son détriment. Qu’importe, il est des offres qui ne se refusent pas. C’est comme ça que David se retrouve sur la grille de départ du GP d’Espagne. Ses débuts sont plutôt prometteurs, ponctués de performances souvent proches de son leader Damon Hill, notamment au Portugal ou encore en Italie. Et même si en fin de saison, son remplaçant Nigel Mansell signe une sympathique victoire dans les rues d’Adelaide, c’est bel et bien le jeune David qui fait l’objet de toutes les convoitises sur le marché des transferts. McLaren et Williams allant même jusqu’à se disputer le nouvel espoir devant les tribunaux britanniques. C’est finalement Williams qui obtient gain de cause, n’hésitant pas au passage à se séparer de Mansell pour offrir une place de titulaire à l’Ecossais.
 
Au volant d’une voiture capable de jouer la victoire chaque Dimanche, on attend beaucoup de Coulthard. Trop, peut être. Son début de saison est relativement terne, dans l’ombre de Damon Hill qui résiste vaillamment à Schumacher. Sa seconde moitié de saison est plus brillante. Coulthard enchaîne les pôles et décroche au passage une remarquable victoire à Estoril. Mais trop de gaffes ont achevé de ruiner son crédit auprès de son écurie. Pressenti un moment chez Ferrari pour épauler Schumacher, Coulthard trouve finalement refuge chez McLaren, écurie qui entame une lente reconstruction avec le soutien de Mercedes. Il y retrouve un autre jeune pilote ambitieux en la personne de Mika Hakkinen. David restera 6 saisons à ses cotés. Un beau duo de pilotes qui au fil des années verra naître une certaine amitié, mais qui verra aussi Coulthard s’enfermer progressivement dans le rôle de second violon tandis que Hakkinen joue les solistes avec brio. Il faut attendre le début de la saison 97 pour voir David, tout paré de gris, renouer avec le succès. Victorieux en Australie et en Italie, il est proche de l’emporter aussi au Canada et à Jerez

L’extraordinaire potentiel de la nouvelle McLaren, entr'aperçu lors de l’hiver 98 permet à David de caresser des rêves de consécration mondiale. Il n’en sera rien. Hakkinen prend irrésistiblement l’ascendant sur Coulthard, lequel assiste impuissant au double sacre mondial de son équipier. Capable pourtant de prestations de grande classe, Coulthard, trop irrégulier, mesure à ses dépens l’écart le séparant du titre. En 2000, véritable miraculé après un accident d’avion et profitant d’une méforme passagère de Hakkinen, il semble enfin en mesure de prendre les rennes de l’écuries McLaren et tente de s’affirmer comme un rival crédible pour Michael Schumacher. L’illusion n’aura qu’un temps, David rentrant tristement dans le rang au fil de la saison. 

Fin 2001, Hakkinen parti a la retraite, Coulthard devient pourtant de fait le véritable leader de McLaren. Mais sans espoir pour lui de jouer le titre face aux invincibles Ferrari. Ayant acquis la régularité et l’expérience d’un vieux renard, David reste pourtant un atout précieux pour McLaren, comme l’ont prouvé ses victoires a Monaco en 2002 ou à Melbourne en ouverture de la saison 2003. Aujourd’hui, l’écurie McLaren-Mercedes, plus puissante que jamais, peut espérer retrouver les sommets à court terme. Et David avec elle. Mais le temps presse pour l’Ecossais, qui sent déjà dans son dos le souffle glacial du jeune Raikkonen.

Mais malgré son expérience et son métier Coulthard a détesté le nouveau format des qualifications et n’a jamais réussi à s’y faire. En pente douce depuis Imola, l’Ecossais s’est cassé les dents le Samedi après-midi pour ne glaner que de modestes résultats en course, médiocres qualifications obligent. David n’a pourtant rien perdu de sa vitesse de pointe qui peut compter parmi les meilleures. Ses performances en essais libres en attestent.

En 2004, Coulthard ne gagne plus, ne monte plus sur le podium, n'est plus aux avant-postes. Une moribonde 10ème place aura raison de lui. Ce sera la dernière saison pour McLaren, Ron Dennis lui préférant le colombien Juan Pablo Montoya. David courra la saison 2005 avec une Red Bull. Même si la saison peut apparaître décevante, car sans podium, pour un pilote qui a plus d'une dizaine de victoires à la clé, il parvient néanmoins à réaliser de bons résultats compte tenu de son matériel, notamment en terminant 4ème à deux reprises, et menant très brièvement la course au Nürburgring et à Suzuka. C'est avec un désir de s'améliorer que David Coulthard demeura chez Red Bull Racing en 2006. Une année globalement décevante si on la compare à 2005. En revanche, un bon point pour lui, à Monaco, sur le tracé le plus sinueux du monde de la F1, il termine à la troisième place, son premier podium après 2 ans et demi de disette !

En 2007, la monoplace conçue par Adrian Newey n'était pas suffisamment fiable - mais David a su en tirer le maximum, inscrit 14 points de plus à son palmarès et retrouvé une place parmi les 10 premiers du championnat du monde où il n'avait plus figuré depuis 2004.

 

STATISTIQUES DE GRANDS PRIX

 

Nb de GP

Ecurie

Points

Poles

records/tour

victoires

classement

1994

8

Williams

14

 

2

 

8e

1995

17

Williams

49

5

2

1

3e

1996

16

McLaren

18

 

 

 

7e

1997

17

McLaren

36

 

1

2

3e

1998

16

McLaren

56

3

3

1

3e

1999

16

McLaren

48

 

3

2

4e

2000

17

McLaren

73

2

3

3

3e

2001 17 McLaren 65 2 3 2 2e
2002 17 McLaren 41 - 1 1 5e
2003 16 McLaren 51 - - 1 7e
2004 18 McLaren 24 - - - 10e
2005 19 Red Bull 24 - - - 12e
2006 18 Red Bull 14 - - - 13e
2007 17 Red Bull 14 - - - 10e
2008 10 Red Bull 6 - - - -

Bilan de carrière provisoire
239 Grands Prix, 13 victoires
Vice champion du monde 2001

(Nelson, GP2005.com, StatsF1.com)

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: Palmarès :

 
     239 Grands Prix
 
    13 victoires
1995 - GP du Portugal
1997 - GP d'Australie
1997 - GP d'Italie
1998 - GP de Saint Marin
1999 - GP d'Angleterre
1999 - GP de Belgique
2000 - GP d'Angleterre
2000 - GP de Monaco
2000 - GP de France
2001 - GP du Brésil
2001 - GP d'Autriche
2002 - GP de Monaco
2003 - GP d'Australie

     Pas de titre