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Nationalité :
Britannique
C’est au mois de Mai 1994 que la F1 découvre ce jeune pilote écossais au visage taillé à la serpe. Il débarque dans l’écurie championne du monde en titre, mais pourtant, dans le contexte d’une F1 en crise, son arrivée passe inaperçue. La F1 vient de perdre deux pilotes, un troisième est dans le coma, et les écuries font grève pour protester contre les mesures de la FIA. Il y a de l’orage dans le ciel de la Catalogne, et personne ne prête guère attention aux premiers pas appliqués de David. C’est pourtant loin d’être un inconnu. Après avoir brillé en F3, David est passé à la F3000, discipline dont il compte même parmi les favoris du championnat 94 à venir. Parallèlement, la prestigieuse écurie Williams lui a fait confiance dans le rôle de pilote essayeur. Mais la mort de Senna à Imola bouleverse les plans de l’écurie anglaise. Peu de pilotes sont disponibles ou prêts à assurer la lourde succession de la star brésilienne. Prost et Patrese refusent de sortir de leur retraite, Frentzen souhaite rester fidèle à Sauber, tandis que Mansell est temporairement bloqué par ses contrats aux États-Unis. Williams choisit finalement la solution interne en se tournant vers David. David sait qu’il n’est pas le premier choix de son employeur, tout comme il sait que le retour programmé de Mansell se fera à son détriment. Qu’importe, il est des offres qui ne se refusent pas. C’est comme ça que David se retrouve sur la grille de départ du GP d’Espagne. Ses débuts sont plutôt prometteurs, ponctués de performances souvent proches de son leader Damon Hill, notamment au Portugal ou encore en Italie. Et même si en fin de saison, son remplaçant Nigel Mansell signe une sympathique victoire dans les rues d’Adelaide, c’est bel et bien le jeune David qui fait l’objet de toutes les convoitises sur le marché des transferts. McLaren et Williams allant même jusqu’à se disputer le nouvel espoir devant les tribunaux britanniques. C’est finalement Williams qui obtient gain de cause, n’hésitant pas au passage à se séparer de Mansell pour offrir une place de titulaire à l’Ecossais. Au volant d’une voiture capable de jouer la victoire chaque Dimanche, on attend beaucoup de Coulthard. Trop, peut être. Son début de saison est relativement terne, dans l’ombre de Damon Hill qui résiste vaillamment à Schumacher. Sa seconde moitié de saison est plus brillante. Coulthard enchaîne les pôles et décroche au passage une remarquable victoire à Estoril. Mais trop de gaffes ont achevé de ruiner son crédit auprès de son écurie. Pressenti un moment chez Ferrari pour épauler
Schumacher, Coulthard trouve finalement refuge chez McLaren, écurie qui entame une lente reconstruction avec le soutien de
Mercedes. Il y retrouve un autre jeune pilote ambitieux en la personne de
Mika Hakkinen. David restera 6 saisons à ses cotés. Un beau duo de pilotes qui au fil des années verra naître une certaine amitié, mais qui verra aussi
Coulthard s’enfermer progressivement dans le rôle de second violon tandis que
Hakkinen joue les solistes avec brio. Il faut attendre le début de la saison 97 pour voir
David, tout paré de gris, renouer avec le succès. Victorieux en Australie et en
Italie, il est proche de l’emporter aussi au Canada et à
Jerez. L’extraordinaire potentiel de la nouvelle McLaren, entr'aperçu lors de l’hiver 98 permet à David de caresser des rêves de consécration mondiale. Il n’en sera rien. Hakkinen prend irrésistiblement l’ascendant sur Coulthard, lequel assiste impuissant au double sacre mondial de son équipier. Capable pourtant de prestations de grande classe, Coulthard, trop irrégulier, mesure à ses dépens l’écart le séparant du titre. En 2000, véritable miraculé après un accident d’avion et profitant d’une méforme passagère de Hakkinen, il semble enfin en mesure de prendre les rennes de l’écuries McLaren et tente de s’affirmer comme un rival crédible pour Michael Schumacher. L’illusion n’aura qu’un temps, David rentrant tristement dans le rang au fil de la saison. Fin 2001, Hakkinen parti a la retraite, Coulthard devient pourtant de fait le véritable leader de McLaren. Mais sans espoir pour lui de jouer le titre face aux invincibles Ferrari. Ayant acquis la régularité et l’expérience d’un vieux renard, David reste pourtant un atout précieux pour McLaren, comme l’ont prouvé ses victoires a Monaco en 2002 ou à Melbourne en ouverture de la saison 2003. Aujourd’hui, l’écurie McLaren-Mercedes, plus puissante que jamais, peut espérer retrouver les sommets à court terme. Et David avec elle. Mais le temps presse pour l’Ecossais, qui sent déjà dans son dos le souffle glacial du jeune Raikkonen. Mais malgré son expérience et son métier Coulthard a détesté le nouveau format des qualifications et n’a jamais réussi à s’y faire. En pente douce depuis Imola, l’Ecossais s’est cassé les dents le Samedi après-midi pour ne glaner que de modestes résultats en course, médiocres qualifications obligent. David n’a pourtant rien perdu de sa vitesse de pointe qui peut compter parmi les meilleures. Ses performances en essais libres en attestent. En 2004, Coulthard ne gagne plus, ne monte plus sur le podium, n'est plus aux avant-postes. Une moribonde 10ème place aura raison de lui. Ce sera la dernière saison pour McLaren, Ron Dennis lui préférant le colombien Juan Pablo Montoya. David courra la saison 2005 avec une Red Bull. Même si la saison peut apparaître décevante, car sans podium, pour un pilote qui a plus d'une dizaine de victoires à la clé, il parvient néanmoins à réaliser de bons résultats compte tenu de son matériel, notamment en terminant 4ème à deux reprises, et menant très brièvement la course au Nürburgring et à Suzuka. C'est avec un désir de s'améliorer que David Coulthard demeura chez Red Bull Racing en 2006. Une année globalement décevante si on la compare à 2005. En revanche, un bon point pour lui, à Monaco, sur le tracé le plus sinueux du monde de la F1, il termine à la troisième place, son premier podium après 2 ans et demi de disette ! En 2007, la monoplace conçue par Adrian Newey n'était pas suffisamment fiable - mais David a su en tirer le maximum, inscrit 14 points de plus à son palmarès et retrouvé une place parmi les 10 premiers du championnat du monde où il n'avait plus figuré depuis 2004.
Bilan de
carrière provisoire (Nelson, GP2005.com, StatsF1.com) |
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