Tony
Brooks était un pilote extrêmement adroit. S’il n’était pas entré dans
la course, il serait devenu dentiste, et se serait intéressé aux voitures de
sport comme passe-temps pour le distraire de ses études. En 1955, il alla à l’étranger
et pilota une Connaught. Dès sa deuxième course qui était hors Championnat
mais cependant très populaire, le Grand Prix de Syracuse, il battit tous les
participants à plate couture.
C’était, depuis 1924, la première victoire d’un
pilote britannique dans une voiture elle-même britannique. Ensuite ce fut le
Championnat du monde de Formule 1 suivi, en 1956, de son entrée chez BRM, mais
sa saison fut écourtée car il fut éjecté de sa voiture à Silverstone et se
cassa la mâchoire. Vanwall l’enrôla pour 1957. Il obtint la seconde place
dès la première fois à Monaco et cela fut suivi d’une victoire au Grand
Prix de Grande-Bretagne, bien qu’il remît sa voiture au milieu de la course
à Stirling Moss car il souffrait des blessures qu’il avait subies au cours
des 24 heures du Mans.
Pour 1958, il resta chez Vanwall et il fut repéré comme
Champion du monde possible par Juan Manuel Fangio qui se retirait, mais bien que
Tony eût gagné trois fois, à chaque fois sur les vrais circuits de pilotes,
il termina troisième au classement général. Ferrari l’engagea pour 1959 et
Tony gagna deux fois encore, terminant l’année deuxième derrière Jack
Brabham. Au cours des deux saisons suivantes, il pilota une Cooper pour Yeoman Credit Racing, puis une BRM de série, mais il ne voulait plus prendre ce qu’il
considérait comme des risques inutiles. Il se retira donc à la fin de 1961
pour gérer une affaire automobile.