:: Histoire :: Pilotes : Gerhard Berger

Nationalité : Autrichien
Né en : 1959

La carrière de Berger apparaît beaucoup plus linéaire. Champion d’Allemagne de F3, son début de carrière est frappé du sceau de BMW. ATS BMW en 84, Arrows BMW en 85 puis Benetton BMW en 86. Des ses débuts, Berger s’installe comme l’un des pilotes les plus doué de sa génération. On le compare a ses glorieux compatriotes. A Rindt pour sa fougue et a Lauda pour sa froide détermination. Mais Berger ne sera jamais champion du monde. Son tort ? Être de la même génération que Senna.

A Mexico en 86, bien aidé par ses Pirelli, il signe la première victoire de sa carrière, la première d’une Benetton par la même occasion. Qu’importe, Enzo Ferrari avait déjà repéré l’oiseau rare. Des son entrée dans la Scuderia en 87, il développe une relation privilégiée avec Barnard et éclipse complètement le pauvre Alboreto, toujours sous le coup de son échec de 85. Berger finit la saison en trombe. Il laisse échapper bêtement la victoire à Estoril mais conclut victorieusement au Japon et en Australie. Berger s’affirme comme un prétendant régulier a la victoire, l’une des valeurs sûres du peloton. S’ajoute à cela l’année suivante la reconnaissance éternelle des tifosi pour une victoire historique à Monza. La seule défaite de l’année pour Mclaren, quelques jours après la mort du Commendatore.1989 s’annonce pleins d’espoirs pour Berger. La nouvelle réglementation technique laisse entrevoir la fin du règne absolu des Mclaren, et de possibles ambitions de titre pour lui et Mansell. De titre, il n’y aura pas. Mclaren reste intraitable. Mais Berger a la satisfaction de rester en vie. A Imola, dans la courbe rapide de Tamburelo, il tire tout droit. Sa voiture heurte le mur et s’embrase instantanément. Berger vit quelques secondes d’une horrible éternité, prisonnier du brasier. La dextérité des commissaires lui vaut de s’en tirer avec de sérieuses blessures aux mains. Rien de plus. Berger est un miraculé. Malgré un rapide retour à la compétition, il ne retrouvera l’intégralité de ses moyens que plusieurs mois après, avec notamment une belle victoire à Estoril. Malgré cette parenthèse, la cote de Berger reste au plus haut. Dennis l’appelle pour remplacer Prost aux cotés de Senna. Pour Berger, c’est le moment de vérité. Au volant de la meilleure voiture du monde, aux cotés du meilleur pilote du monde, Berger va enfin savoir s’il est en mesure de postuler au trône mondial. La réponse arrive sans tarder, impitoyable pour l’Autrichien. Dominé par Senna, Berger quitte le statut de grand espoir de la F1 pour s’enfermer dans le rôle du porteur d’eau. Pire, Berger apparaît comme le préposé aux basses besognes de Mclaren. Transparent sur la piste compte tenu du matériel dont il dispose, Berger se fait en outre remarquer par un comportement souvent à la limite de la régularité. A Imola, à Budapest, à Jerez... Les GP de 1990 s’enchaînent comme autant de pièces à verser au casier judiciaire du grand Autrichien. Suprême humiliation, alors que Senna décroche 2 titres en 2 ans, Berger doit attendre la fin 91 pour décrocher sa première victoire sur McLaren, au Japon. Et encore, il faut une manœuvre ostensible de Senna pour la lui céder. Avec un Senna quelque peu démobilisé, Berger parviendra toutefois à redorer son blason en 1992. A Adélaïde, il signe même la dernière victoire d’un moteur Honda à ce jour... Mais le bilan McLaren de Berger reste un vrai désastre. Il y a perdu une grande partie de sa réputation. Heureusement, l’homme Berger a changé. L’ordinateur froid et distant des débuts a peu à peu laissé la place à un véritable déconneur. C’est Lauda qui se serait transformé en Hunt.1993 marque le retour du grand Autrichien à Maranello, au sein d’une Scuderia laminée par les crises internes. C’est aussi le début d’une longue collaboration avec Alesi. Les résultats tardent à venir. Mais tandis que Berger marque légèrement le pas par rapport à son équipier, il signe la victoire du renouveau en Allemagne en 94. La première de l’ère Todt. Après une nouvelle saison mitigée en 95, Berger fait les frais de l’arrivée de Sa Seigneurie Schumacher, à qui Ferrari déploie le tapis rouge sans grande considération pour ses anciens pilotes. Il rejoint Alesi et Benetton dans ce qui apparaît comme la meilleure équipe du monde. Trompe l’œil. Benetton ne vivait que par et pour Schumacher. Toute la saison ne sera qu’incompréhension avec le team. Berger apparaît vieillissant. Le pilote a changé. Le rapide lévrier a cédé la place à un vieux lion qui ne secoue que trop rarement la crinière.

La saison 97 ne fait que confirmer cet état de fait. Berger n’avance plus. Quand il fête son 200e GP à Imola, le cœur n’y est pas. La suite da la saison n’est qu’un long calvaire. Une voiture au comportement erratique, un deuil familial, une sinusite tenace et un patron qui ne pense qu’à le mettre dehors. Ses forfaits consécutifs au début de l’été semblent dissimuler une mise à la retraite anticipée. D’autant plus que Wurz, son remplaçant semble symboliser la continuité de l’inépuisable filière autrichienne. Que nenni, il revient pour une étonnante démonstration au GP d’Allemagne. Pole et victoire. C’est le dernier coup de griffe du vieux lion. Il annonça alors sa retraite de la Formule 1. Gerhard s'occupe à présent du nouveau moteur BMW qui équipe l'écurie Williams depuis de 2000.

STATISTIQUES DE GRANDS PRIX

 

Nb de GP

Ecurie

Points

Poles

records/tour

victoires

classement

1984

4

ATS

1

 

 

 

21

1985

16

Arrows

3

 

 

 

17

1986

16

Benetton

17

 

2

1

7

1987

16

Ferrari

36

3

3

2

5

1988

16

Ferrari

41

1

3

1

3

1989

15

Ferrari

21

 

1

1

7

1990

16

McLaren

43

2

3

 

3

1991

16

McLaren

43

2

2

1

4

1992

16

McLaren

49

 

2

2

5

1993

16

Ferrari

12

 

 

 

8

1994

16

Ferrari

41

2

 

1

3

1995

17

Ferrari

21

1

2

 

6

1996

16

Benetton

21

 

1

 

6

1997

14

Benetton

27

1

2

1

5

Bilan de carrière
208 Grands Prix, 10 victoires
Pas de titre de champion (meilleur résultat 3e au classement général 1988 et 1994)

(Nelson)

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: Palmarès :

 
     208 Grands Prix
 
    10 victoires
1986 - GP du Mexique
1987 - GP du Japon
1987 - GP d'Australie
1988 - GP d'Italie
1989 - GP du Portugal
1991 - GP du Japon
1992 - GP du Canada
1992 - GP d'Australie
1994 - GP d'Allemagne
1997 - GP d'Allemagne

     Pas de titre