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Nationalité :
Français
En ces temps la, les places en F1 étaient abondantes, et l'argent des fabricants de tabac coulaient à flot... y compris en France. A mi-saison, l'écurie Tyrrell signe un contrat avec Camel, ce qui entraîne le départ d'Alboreto, son leader, soutenu par Marlboro. Le vieux Ken Tyrrell, sur les conseils d'Eddie Jordan, se tourne alors vers Alesi... poulain de la marque au chameau. Les débuts de Jean se font donc sur le bitume surchauffé du Paul Ricard, quasiment a domicile. Les consignes de Ken ne sont pas très exigeantes envers le nouveau venu: "Essaye de te qualifier". Jean Alesi voit au delà, et d'emblée, prend de vitesse son expérimenté équipier Jonathan Palmer. A l'issu des premiers essais, Berger et Mansell, les pilotes Ferrari, font violemment irruption dans le stand Tyrrell pour se plaindre du comportement du jeune avignonnais, un peu trop sanguin à leur goût. Tyrrell fait profil bas, mais au fond de lui, il jubile. Il vient a nouveau de mettre le doigt sur une perle rare, un diamant brut qu'il lui appartiendra de polir. Alesi vient d'offrir une nouvelle jeunesse a son patron. Le Dimanche soir, après avoir pointé un temps deuxième, Alesi franchit son premier drapeau à damier à la 4eme position. Un exploit !
Alesi achève la saison pour Tyrrell,
ce qui ne lui empêche pas de parallèlement remporter le titre en F3000. Toujours
chez Tyrrell, 1990 débute en fanfare. Dans
les rues de Phœnix, s'échappant en tête des le début
de la course, il cède finalement le commandement à Senna, non sans lui
avoir vaillamment résisté, au prix d'un mano a mano qui marquera durablement
les esprits et lui vaudra les compliments admiratifs de la star brésilienne. Un
nouveau podium, quelques semaines plus tard, à Monaco,
toujours derrière Senna, achève de le positionner comme la future star
de la F1. Bien que prestigieuse, l'écurie Tyrrell
n'en finit plus de courir après sa gloire passée, et n'a pas les moyens de
satisfaire l'ambitieux Alesi. D'autant plus que celui ci subit la cour
effrénée des meilleures écuries du plateau. Les propositions alléchantes
affluent. En provenance notamment de Williams-Renault
avec qui Alesi signera un pré-contrat. Mais finalement, Alesi, le
petit-fils d'immigré sicilien, ne résistera pas aux sirènes de Maranello.
Direction Ferrari.
Alesi trouve alors refuge chez Benetton,
l'écurie championne du monde en titre, avec des ambitions élevées. Le titre
mondial, ni plus ni moins. Malheureusement, Alesi éprouve toutes les
peines du monde a marcher dans les pas de Schumacher, son prédécesseur.
Au bout de deux années chez Benetton, le
verdict est cruel. Alesi est rapide, certes, mais ne semble pas
avoir la pointure des plus grands, ne semble pas être fait du même bois que
les champions du monde. Brillant sur la piste, Alesi est souvent montré
du doigt pour son manque d'implication dans le développement technique. Benetton
préfère le remplacer par deux jeunes pilotes. La roue tourne. Il passe alors
chez Sauber en 98 puis 99, une écurie
familiale de milieu de grille, comme pouvait l'être Tyrrell
a ses débuts. Alesi n'est plus en haut de l'affiche. Les médias et le
public se régalent de sa fougue d'éternel jeune homme, mais les grandes
écuries ne s'intéressent plus a lui. Le défi franco-français relevé avec
son ami Alain Prost ne fera que prolonger pathétiquement sa descente aux
enfers, jusqu'a une nouvelle rupture au cour de l'été 2001. Rupture
professionnelle, mais aussi affective pour les deux hommes, fâchés. Eddie
Jordan lui offre alors un inattendu post-scriptum, avant un retrait définitif
fin 2001. STATISTIQUES DE GRANDS PRIX
Bilan de
carrière (Nelson) |
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