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Nationalité :
Italien
Champion d'Italie de Fiat Abarth en 1978, puis champion d'Europe de F3 en 1980, Alboreto connaît la carrière linéaire des pilotes doués. Elle le mène en F1 chez Tyrrell dès 1981, pour une première saison d'apprentissage. L'écurie Tyrrell a perdu son lustre d'antan, et Ken Tyrrell n'a plus les moyens de recruter des pilotes confirmés. Il lui faut donner sa chance à de jeunes espoirs et prendre le temps de les laisser s'aguerrir. S'agissant d'Alboreto, Tyrrell ne le regrettera pas. Sur le circuit de Las Vegas, tracé sur le parking du Caesar's Palace, Alboreto signe en 1982 une retentissante victoire et s'affirme comme l'un des grands espoirs de la F1. Il récidive l'année suivante à Détroit, toujours sur un circuit urbain. Les moteurs Turbo commencent à annexer la F1, mais Alboreto met a profit l'agilité de sa modeste Tyrrell à moteur atmosphérique pour démontrer toute sa classe. Ces coups d'éclat ne laissent pas insensible Enzo Ferrari. Alboreto est engagé et vit le rêve de n'importe quel pilote italien : piloter une Ferrari en Grand Prix. En 1984, les McLaren semblent imbattables mais Alboreto confirme son potentiel en prenant l'ascendant sur son équipier René Arnoux et en décrochant une probante victoire au GP de Belgique. Il termine 4eme du championnat. 1985 débute de la plus parfaite des façons. Alboreto est au sommet de son art. Il multiplie les places d'honneur, l'emporte au Canada, puis en Allemagne, à l'issue d'un duel de haute volée face à Prost. Alboreto est alors en tête du championnat, tandis qu'il ne reste que sept épreuves à disputer. La carrière d'Alboreto en F1 va encore durer 9 ans. Se doute t-il a ce moment là qu'il vient d'atteindre le point d'orgue de sa carrière, et de signer le dernier succès de sa carrière ? L'Italie l'imagine alors rejoindre Ascari, le dernier champion du monde italien, au palmarès de la discipline. Il n'en sera rien. Les
Ferrari s'effondrent inexplicablement dans
la seconde moitié de la saison, et Alboreto voit impuissant son rival Alain
Prost s'envoler vers le titre mondial. Alboreto ne s'en remettra
jamais. L'année suivante, il fait à peine jeu égal avec son équipier, le
fade Stefan Johansson. L'arrivée de Berger chez Ferrari en 87 le marginalise un peu plus au sein de la Scuderia. Non seulement le grand Autrichien le domine en vitesse pure, mais en plus, il tisse des liens privilégiés avec l'ingénieur John Barnard avec qui Albo ne s'entend pas. Tandis que Berger signe trois victoires en deux ans et multiplie les coups d'éclat, Alboreto semble se résoudre à traîner son blues. Un ressort est cassé en lui, depuis l'échec de 1985. Évincé de Ferrari, il trouve refuge chez Tyrrell, l'écurie de ses débuts. Il signe un beau podium au Mexique avant de se laisser embourber dans un pathétique conflit de sponsors. Soutenu de longue date par Marlboro, Alboreto n'accepte pas que Tyrrell ait conclu dans son dos un partenariat avec Camel. Il claque la porte et signe avec la petite écurie française Larousse... sponsorisée par Camel ! Un épisode grotesque qui ternit grandement l'image du sympathique Michele, désormais pilote dans une écurie de fond de grille, obligé de lutter pour se qualifier. Alboreto ne retrouvera plus jamais les avants postes, traînant sa silhouette fatiguée dans de modestes écuries comme Arrows (90 a 92), Lola (93), puis Minardi (94) avec quelques rares points glanés ici ou là, mais aussi l'affront de nombreuses non qualifications. Par orgueil, de nombreux pilotes du standing d'Alboreto auraient préféré jeter l'éponge. Lui a continué, par passion de la F1. Une discipline qu'il aura tant aimé et qui lui aura si peu rendu. C'est aussi par passion qu'Alboreto continuera la compétition après sa longue carrière en F1. En Tourisme, puis dans le championnat IRL naissant, et enfin en Endurance. Victorieux aux 24H du Mans sur une Porsche du team Joest, Alboreto avait été intégré a l'équipe officielle Audi. C'est au volant du splendide proto Audi qu'il trouvera la mort sur le circuit du Lausitzring. Toujours la passion, jusqu'au bout... STATISTIQUES DE GRANDS PRIX
Bilan de
carrière (par Nelson) |
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