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Chef d'écurie
Mais Williams, ex-pilote casse cou et brillant marchand de voitures de course, veut devenir plus qu'un simple privé : Tyrrell est son modèle. Il fera donc courir la De Tomaso de l'ingénieur Dallara. Hélas, alors que les progrès commencent à apparaître, Courage se tue lors du Grand Prix de Hollande 1970. Pour Williams, c'est la descente aux enfers. Sans argent ni connaissances techniques mais avec une foi inébranlable, il fera courir des March, construira la Politoys puis les Iso, s'occupera des Hesketh rachetées par Walter Wolf : c'est la galère jusqu'au jour où il trouve de gros budgets au Moyen-Orient ainsi qu'un bon ingénieur.
L'association avec Patrick Head En 1978, la roue tourne enfin : conçues par Patrick Head, les Williams peuvent enfin porter fièrement leur nom. Le premier succès survient en 1979 avec Regazzoni, le premier titre, l'année suivante avec Jones. Cette fois, le but de Franck Williams n'est plus d'imiter Tyrrell mais de devenir le Enzo Ferrari britannique. Au gré des moteurs utilisés, Williams est plus ou moins compétitif : Grâce à Honda, il revient au premier plan mais un terrible accident de la route, survenu début 1986, l'empêche d'apprécier pleinement ce renouveau. Voilà cet athlète adepte du jogging cloué sur son fauteuil. Mais bien secondé par son associé Patrick Head, Williams puisera l'énergie de continuer, plus que jamais assoiffé de victoires et de titres. Après Honda, Renault l'y aidera, comme sans doute BMW demain. Les pilotes succèdent encore plus souvent que les motoristes car le duo Williams-Head ne fait pas vraiment dans la psychologie. C'est peut-être pour cela qu'en dépit de son impressionnant palmarès, l'équipe Williams ne suscite ni la sympathie, ni la passion. Franck Williams n'en a cure. Il a joué trop longtemps le rôle du perdant sympa pour ne pas se satisfaire aujourd'hui de cette nouvelle image (Bibliographie : Auto-Hebdo) |
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