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Ingénieur
Natif de Bologne, motoriste de formation, il va s’aguerrir aux mystères de l’aérodynamique sur les protos du Mans et devenir l’un des rares ingénieurs capables de concevoir entièrement une F1, moteur compris. A l’image de la sublime 312 B qui, fin 70, permet à Ferrari de retrouver sa suprématie en F1. La saison 71 s’annonce bien mais la B2 s’avère beaucoup plus difficile à conduire que sa devancière. Malgré les réserves des pilotes, l’ingénieur s’entête et Ferrari se fait battre à plate couture par Tyrrell. La sanction tombe courant 1972 : Forghieri est mis au placard, c’est-à-dire au bureau de recherches et études avancées, avant de revenir en grâce un an plus tard, ayant enfin compris qu’une voiture se doit d’être conduisible.
Les années de gloire
Mais la course à changé et l’heure n’est plus aux
hommes orchestre capables de concevoir une voiture de A à Z. En 1984, Forghieri
retourne diriger le bureau d’études de Modène. Mais la furia de la course l’anime
toujours et en 1987, il quitte Il aura au cours de sa carrière de 28 ans au sein de la scuderia, créé 37 moteurs, dix boîtes de vitesse. Esprit inventif et brillant, le bouillant ingénieur saura imposer nombre d'innovation techniques telles que les monocoques, les jantes en alliage léger, les différents moteurs boxer. Son seul regret restera de ne pas avoir convaincu assez vite Enzo Ferrari à propos de l'effet de sol ou des transmissions automatiques, domaines de prédilection pour ce passionné d'aérodynamique qui a hanté toutes les souffleries du monde. Avec une sérénité retrouvée, Mauro reconnaît aujourd'hui que les ordinateurs les plus puissants ne pourront jamais concevoir de voiture efficace sans l'assistance d'une véritable compétence humaine (Bibliographie : Auto-Hebdo, Ferrari en compétition) |
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