Jackie Stewart et Sir Jack Brabham remportèrent chacun trois titres mondiaux. Et tous deux fondèrent leur propre écurie de Formule 1. Mais la s’arrête toute ressemblance entre l’Écossais et l’Australien. Car "Black Jack" démarra sa propre écurie alors qu’il était encore pilote, en remportant d’ailleurs son troisième titre mondial au volant de sa propre voiture, en 1966. Tandis que Jackie attendit longtemps entre le moment où il raccrocha son casque de pilote jusqu’à celui où il démarra son équipe, en 1997. La Formule 1 avait parcouru un grand chemin dans l’intervalle. Mais Stewart s’y était préparé, après avoir réussi dans le domaine des affaires, après avoir été commentateur et même ambassadeur d’une galaxie de multinationales.
Approche professionnelle Le principe de vie de Jackie Stewart veut que si vous faites quelque chose, vous le faites bien. Personne n’est plus méticuleux que Jackie Stewart. En fait, il fut le premier véritable pilote professionnel de F1, non parce qu’il fut le premier à se voir payé pour ses services, mais parce qu’il initia des pratiques qui sont aujourd’hui celle des " professionnels ". Renommé pour son amour du détail, son écurie se devait d’être l’une des plus affûtées du paddock au moment d’imposer son nom au plus haut niveau du sport automobile. Stewart a été l’homme de Ford depuis l’époque où il était assis derrière le volant. C’est lui qui veut ramener la marque américaine à la victoire qui lui a échappé depuis les années 90, et il a négocié avec sa direction pour disposer des budgets suffisants pour réussir. Il ne serait pas entièrement exact de dire que Stewart Grand Prix a été créé à partir de zéro, car Jackie Stewart et son fils Paul faisaient tourner " Paul Stewart Racing " depuis 1987, grimpant les échelons du sport automobile de la Formule Ford à la Formule 3000 en passant par la Formule 3, et en fournissant des volants à des pilotes comme David Coulthard, Gil de Ferran ou Jan Magnussen.
L’ingrédient indispensable En examinant les chances de succès de l’écurie, pour la première saison, on pouvait constater que le châssis SF01 était propre. Dessiné par l’ingénieur Alan Jenkins, propulsé par le Ford V10, chaussé des pneus Bridgestone et piloté par deux jeunes talents, Rubens Barrichello et Jan Magnussen, de bons résultats pouvaient venir garnir la saison 1997 de Stewart Grand Prix.
Le succès, en Formule 1, n’est pas affaire de court terme, ce dont les Stewart sont parfaitement conscients. Il n’y avait qu’à voir leur approche du problème face à celle de l’équipe Lola – qui a disparu après un seul Grand Prix en 1997 – pour comprendre que tout doit être bien en place pour réussir. Battre les écuries établies, par contre, est une autre affaire. La saison 1998 le démontra encore. Côté pilote, Jan Magnussen fut mis sur la sellette pour son manque de résultat et remplacé par Jos Verstappen dès le Grand Prix de France. Ce dernier ne prendra pas part aux Grands Prix en 1999 car remplacé par Johnny Herbert. grâce au talent d'Alan Jenkins et de Gary Anderson venu le remplacer, la petite écurie écossaise parvint à remporter sa première et unique victoire en Grand Prix grâce à Johnny Herbert avant que Stewart ne se transforme en Jaguar. VICTOIRES EN GRANDS PRIX
(Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
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