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Histoire ::
Equipes :
Renault
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Pays
d'origine :
Date de fondation :
Années d'activité en F1 :
Victoires constructeur : |
France
1900
1977 à 1985, à partir de 2002
2005 |
Des marques
telles que Ferrari et Alfa Romeo ont une longue histoire dans le monde de la
course, histoire ininterrompue dans le cas de Ferrari. Mais en ce qui concerne
Renault, la décision d'entrer au Championnat du monde en 1977 présentait des
risques, surtout avec un moteur turbo de 1500 cm3.
La Formule 1 était le domaine des fabricants britanniques
qui utilisaient des moteurs et des boîtes de vitesses personnalisées. Pour une
société de la taille de Renault, il serait désastreux de ne pas gagner.
Depuis l'introduction des moteurs de 3000 cm3 en 1966, il
existait une Formule équivalente qui autorisait un moteur turbo de 1500 cm3. Ce
ne fut jamais considéré comme une alternative fiable, mais Renault acquit une
expérience considérable dans le domaine du turbo dans les voitures de sport.
La
Renault RS01 apparut au Grand Prix de Grande-Bretagne en 1977 avec Jean-Pierre
Jabouille au volant. Au départ, le projet de Formule 1 fut gêné par la
répartition des ressources avec le programme des voitures de sport et la
préoccupation de gagner les 24 heures du Mans. Lorsque cela fut réalisé en
1978, le projet de Formule 1 devint beaucoup plus sérieux.
L'apparition
du RS10
En 1979, Renault introduisit les voitures RS10 à effet de
sol à Monte-Carlo et Jabouille marqua une première victoire populaire au Grand
Prix de France à Dijon, course qui fut également mémorable pour un duel
dément aux derniers tours entre la Ferrari de Villeneuve et Arnoux dans la
deuxième Renault.
Les
turbos Renault étaient extrêmement efficaces en haute altitude à Kyalami, car
les voitures à aspiration normale manquaient d'air. Arnoux gagna en Afrique du
Sud et au Brésil en 1980 et il fut bientôt évident que la turbo-compression
était la voie à suivre.
Mais Renault avait déjà de l'avance, et en 1981 la firme
engagea le jeune et brillant pilote Alain Prost. Immédiatement, le Français
fut compétitif et gagna trois courses, y compris le Grand Prix sur son propre
terrain, mais il perdit derrière la Brabham à moteur Cosworth de Nelson Piquet
dans le Championnat. En 1982, BMW et Ferrari avaient mis au point des moteurs
turbo et comblé rapidement le fossé avec Renault. Les Ferrari s'annonçaient
comme les favoris, mais Villeneuve se tua dans un accident lors des
qualifications à Zolder, et son coéquipier Didier Pironi termina sa carrière
quand il se cassa les jambes après une collision avec la Renault de Prost dû
à la mauvaise visibilité à Hockenheim. Keke Rosberg termina champion avec une
seule victoire. Ce fut la dernière fois qu'une voiture à aspiration normale
eut la supériorité sur les turbos.
Une année
malheureuse
La
saison 1983 fut véritablement l'année Renault. Prost avait trois victoires et
une avance de quatorze points dans le Championnat, quand la compétition se
transporta en Autriche, mais il signala que Piquet et sa BMW Brabham avait
dépassé le niveau de perfectionnement de l'équipe Renault. Le Championnat
continua à Kyalami et Renault envoya un important effectif et des journalistes
en provision de la couronne de Prost. Mais Prost fut distancé dès le début et
la Brabham de Piquet alla directement au Championnat, son coéquipier Riccardo
Patrese terminant second, ce qui retournait encore le couteau dans la plaie.
Prost dévoila le fond de sa pensée et en conséquence, il fut renvoyé.
Paradoxalement, il alla chez McLaren et c'est là qu'il jouit des meilleures
années de sa carrière. Renault engagea Derek Warwick et Patrick Tambay pour
1984. Warwick mena au Brésil mais il accrocha Lauda et abandonna avec des
problèmes de suspension. Avec des moteurs rivaux qui étaient maintenant de
qualité égale, Renault avait beaucoup de
difficulté
et il n'y eut plus de victoire car la MP4 de McLaren dominait la scène,
paradoxalement avec Prost au volant. Après une saison difficile, lorsque ces
pilotes surnommèrent leur châssis "la remorqueuse de l'année",
Renault quitta la Formule 1. La société continua comme fournisseur de moteurs
à partir de 1986 et commença son association avec Williams en 1989 avant de se
retirer de la formule 1 fin 1997. Depuis son premier titre avec Mansell jusqu'au
dernier avec Villeneuve, en 1997, Renault a remporté le championnat des
constructeurs à six reprises.
La renaissance débute en 2000 : Renault décide de racheter l'écurie Benetton,
mais le nom de Renault réapparaît en 2002. Après avoir innové avec le turbo,
Renault tenta un moteur avec un angle en V à 110°. Lors de la première saison du
retour de cette écurie française, Trulli et Button ne montèrent pas sur un
podium mais avec 23 points, Renault terminait 4ème. En 2003, l'écurie compte sur
une R23 plus performante et un jeune prodige espagnol, Fernando Alonso. Dès le
deuxième GP, en Malaisie, les Renault occupent la première ligne sur la grille
de départ ! En Hongrie, Alonso décroche la première victoire de Renault depuis
20 ans, en mettant un tour à Michael Schumacher, quintuple champion en titre !
Renault sera toujours 4ème, mais avec un score plus honorable : 88 points.
En 2004, les Renault sont de nouveau dans la course. Longtemps les voitures
bleues et jaunes prétendront à la place de vice-champion, comme en 1983. Trulli
remporte le GP de Monaco, mais après le GP de France, l'écurie est en crise et
les résultats déclinent. L'arrivée de Villeneuve ne fait qu'aggraver la
situation, et Renault échoue derrière BAR-Honda. En revanche en 2005, Renault
est aux anges, son pilote fétiche
Fernando
Alonso réalise une belle série de victoires et, profitant des déboires de
Raikkonen, décroche le titre mondial au Brésil, devenant ainsi le plus jeune
champion de l'histoire. Le rôle de second a été parfaitement rempli par
Fisichella, bien qu'ayant été victime de soucis de tous ordres durant la saison.
Côté constructeurs, il faudra attendre la dernière course de la saison, pour que
la marque au losange puisse enfin décrocher une couronne qu'elle avait effleurée
en 1983.
Les voitures bleues et jaunes partiront donc avec les numéros 1 et 2, toujours
attribués à Fernando Alonso et Giancarlo Fisichella.
VICTOIRES EN GRANDS PRIX
Année |
Victoires |
Pilotes |
Classement |
1979 |
1 |
Jean-Pierre
Jabouille |
|
1980 |
3 |
René
Arnoux (2) - Jean-Pierre Jabouille (1) |
|
1981 |
3 |
Alain
Prost |
|
1982 |
4 |
Alain
Prost (2) - René Arnoux (2) |
|
1983 |
4 |
Alain
Prost |
|
2003 |
1 |
Fernando Alonso |
4e |
2004 |
1 |
Jarno Trulli |
e |
2005 |
8 |
Fernando Alonso (7) - Giancarlo Fisichella (1) |
1er |
(Bibliographie : Encyclopédie
de la Formule 1, Stats-f1)
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