Mercedes a joué un rôle important dans l'histoire du Grand Prix, mais de façon très sporadique. Le nom date du premier Grand Prix de 1906, dans lequel trois Mercedes entrèrent en compétition. Le badge Mercedes, avec son étoile à trois pointes, signifie que les moteurs sont produits pour la terre, la mer et l'air.
Mercedes dans l'ère nazie Une grande période de prospérité arriva pour Mercedes au début des années 1930, peu après l'arrivée de Hitler au pouvoir. Hitler voulait utiliser le sport automobile pour prouver la supériorité de la technique allemande, et demanda à son ministère des Transports d'accorder une large somme pour ceux qui construisaient des voitures de Grand Prix. Cette subvention fut partagée entre Mercedes et Auto Union. Le développement allemand alla de pair avec une nouvelle formule de 750 kg et des progrès furent réalisés du point de vue du châssis, avec une suspension indépendante à chaque roue, ce qui améliorait la puissance dans les virages. Parmi les grands pilotes de Mercedes en 1934, on pouvait compter Rudolf Caracciola, Manfred von Brauchitsch et Luigi Fagioli. Mercedes, ainsi que Auto Union, ratèrent Monaco afin que leurs voitures puissent faire un début patriotique à Avus devant deux cent mille personnes et devant le Führer lui-même. Mercedes avait quelques problèmes de moteur et se retira plutôt que de risquer de perdre la face devant les Italiens. Ce désastre fut réparé au Nurburgring quelques semaines plus tard. Von Brauchitsch et Fagioli menaient et l'Italien fut plus rapide. Cependant il fallait qu'un Allemand gagne et le directeur de l'équipe Alfred Neubauer, signala à Fagioli de ralentir. Cela produisit une dispute incroyable entre ces deux pilotes à l'un des stands, après quoi Fagioli poursuivit von Brauchitsch jusqu'à ce qu'il décide de se parquer et de laisser Stuck terminer deuxième pour Auto Union.
Le duel avec les Italiens Les Allemands subirent ensuite un triplé d'Alfa dans le Grand Prix de France avant de commencer une série de victoires qui convainquirent les grands pilotes italiens de conduire absolument pour les équipes allemandes. Mercedes avait déjà Fagioli et Achille Varzi s'engagea chez Auto Union, où il refusa d'avoir Tazio Nuvolari dénommé "le Mantouan volant", qui était reconnu alors comme le plus grand pilote de l'époque. Nuvolari conduisit donc une Alfa pour Enzo Ferrari. L'organisme allemand de direction du sport automobile avait suggéré un Championnat Européen des pilotes, qui fut remporté par Rudolf Caracciola dans la Mercedes W25. Les Allemands étaient en général dominants mais, contradictoirement, 1935 sera toujours inscrite dans les annales comme la course fantastique de Nuvolari dans le Grand Prix d'Allemagne au Nurburgring avec une Alfa P3 de conception dépassée. Après avoir appliqué une pression sans relâche, Nuvolari gagna devant plus de trois cent mille Allemands tombés absolument silencieux lorsque la Mercedes de von Brauchitsch subit une crevaison au dernier tour. Caracciola et Mercedes eurent des difficultés devant Auto Union et Bernd Rosemeyer en 1936, mais revinrent fortement à la charge l'année suivante avec un nouveau département de course sous la direction de Rudi Uhlenhaut et avec la superbe nouvelle W125. Caracciola emporta son deuxième Championnat Européen. Il y eut une nouvelle Formule à 3 litres pour 1938, et jusqu'à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Mercedes domina, battue seulement une ou deux fois par la type D d'Auto Union qui était finalement dans les mains de Nuvolari.
L'après-guerre Mercedes ne revint à la course de Grand Prix qu'en 1954 avec sa W196 techniquement perfectionnée, qui pouvait fonctionner soit à roues découvertes, soit sous forme aérodynamique. Une fois de plus, elle fut dominante, avec Juan-Manuel Fangio gagnant les Grand Prix de France, d'Allemagne, de Suisse et d'Italie. La domination continua en 1955 quand Fangio fut rejoint par Stirling Moss qui habituellement suivait de près le grand Argentin, lequel recevait maintenant son troisième titre mondial. Cependant, Moss marqua une victoire émouvante au Grand Prix de Grande-Bretagne devant cent cinquante mille personne, à propos de laquelle Fangio dit avec insistance qu'elle fut gagnée au mérite. Cette année-là fut aussi celle de la tragédie du Mans. Quatre-vingts spectateurs et Pierre Levegh moururent quand la Mercedes du Français s'écrasa dans la foule. Mercedes se retira à la fin de l'année. Ils ne sont jamais revenus en tant que constructeurs.
Après avoir fourni des moteurs à Sauber en 1993 et 1994, Mercedes signa un contrat de cinq ans de fourniture de moteurs avec McLaren, commençant en 1995. 1998 fut l'année du sacre du moteur Mercedes qui emporta la coupe constructeur avec McLaren. le retour de Ferrari au zénith empêcha McLaren de rééditer l'exploit. Que nous réserve donc l'avenir ? VICTOIRES EN GRANDS PRIX
(Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
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