L'origine de BRM remonte à 1947, à la création de la British Motor Racing Research Trust, dont l'idée était de construire un challenger britannique pour casser la mainmise italienne. L'homme qui commandait cette entreprise était Raymond Mays qui fut le premier support commercial pour la course automobile quand il persuada les sociétés de soutenir son English Racing Automobiles (ERA) dans les années 20 et 30, BRM (British Racing Motors) fut une idée semblable. L'équipe BRM d'origine était une coopérative et l'objectif
était de construire un moteur deux étages super-compressés produisant 600
chevaux. Malheureusement, quand la voiture fit ses débuts en Trophée
International à Silverstone, ce fut un Le trust de recherche dura jusqu'en 1952 quand Sir Alfred Owen de l'Owen Organization reprit BRM. Il n'y eut pas beaucoup de progrès avant les années 1960, lorsque Cooper et Lotus reprirent BRM afin de positionner la Grande-Bretagne à l'avant-scène de la course internationale.
L'année de la victoire En 1962, BRM n'avait qu'une seule victoire en Grand Prix : Le Grand Prix des Pays-Bas de 1959 avec Jo Bonnier – et un ultimatum de la part d'Owen de gagner le championnat. Peter Berthon, qui faisait partie de BRM depuis le début, n'était plus là, et Tony Rudd, un ancien apprenti de Rolls-Royce qui avait travaillé pour les moteurs Merlin, reprit les choses en main comme ingénieur en chef et directeur d'équipe travaillant assidûment sur le nouveau moteur BRM V8.Graham Hill montra quel était le potentiel de la voiture en gagnant le premier Prix du Grand Prix de Bruxelles dans la course du début, et battit ensuite la Lotus de Jim Clark par la longueur d'un nez de voiture au Trophée International de Silverstone. Ensuite, il continua en marquant se première victoire en Grand Prix dans le round d'ouverture du Championnat. Hill gagna de nouveau dans le Grand Prix d'Allemagne puis fit un doublé pour BRM avec Richie Ginther à Monza. Il était maintenant engagé dans une bataille pour le championnat avec la Lotus de Clark qui alla jusqu'en Afrique du Sud. Clark prit la tête avec Hill en second, mais un problème de moteur le mit hors course et Hill gagna le Championnat du monde pour BRM dans la Type 578. Clark domina en 1963 mais BRM revint avec sa première voiture monocoque, la P261, l'année suivante. Hill gagna deux Grands Prix et ne fut empêché de gagner un second championnat que par la Ferrari de John Surtees dans la dernière course de la saison où la BRM de Hill fut attaquée par le jeune coéquipier de Surtees pour Ferrari, Lorenzo Bandini. On dit que Hill envoya à Bandini pour Noël un manuel du code de la route.
Nouvelles évolutions techniques Pour la nouvelle formule de 3 litres de 1966, Rudd mit au point le moteur H16, qui était en fait deux V8 montés l'un sur l'autre avec les bancs de cylindres ouverts pour reposer horizontalement. Ce n'était pas une réussite malgré les meilleurs efforts fournis au cours des deux années suivantes et il fut remplacé par un moteur conventionnel V12 en 1968.
Le jeune Niki Lauda qui commençait à émerger comme champion fit quelques courses prometteuses pour lancer sa carrière avec BRM en 1973, mais à la fin de l'année suivante, l'Owen Organization retira son soutien. Louis Stanley essaya de garder son équipe à flot mais celle-ci se désagrégea en 1977. La nouvelle P207 tardait à venir et quand finalement elle arriva, ni Connie Andersson ni Teddy Pilette ne purent la qualifier et son sponsor Rotary Watches se retira. La dernière apparition en Championnat fut celle de Larry Perkins dans le Grand Prix de 1977 en Afrique du Sud. VICTOIRES EN GRANDS PRIX
(Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
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