Arrows fut créée il y a environ vingt ans mais n'a pas encore obtenu sa première victoire en Grand Prix. Paradoxalement, c'est lors de sa deuxième course, le Grand Prix d'Afrique du sud de 1978, qu'Arrows s'en rapprocha le plus. Le jeune Italien Riccardo Patrese mena avec brio avant que son moteur n'expire. Arrows est née dans un climat de controverse, par des membres de l'équipe de Shadow qui s'en séparèrent. Shadow avait été sponsorisé par l'Italien Franco Ambrosio, qui fut emprisonné ultérieurement pour irrégularités financières. Ambrosio devint le "Ar" du nom de Arrows et les autres initiales appartenaient au directeur financier actuel Alan Rees, ancien pilote de Grand Prix ; et maintenant le directeur est Jackie Oliver et les concepteurs Dave Wass et Tony Southgate. Le Suédois Gunnar Nilsson devait diriger l'équipe mais fut atteint d'un cancer de l'estomac et mourut environ une année plus tard. Arrows choisit Patrese qui, dans ses débuts, était rapide mais quelque peu incontrôlable.
Problèmes légaux Après avoir préparé sa voiture en 60 jours seulement et avoir fait un bon départ dans la saison. Arrows rencontra des difficultés. Shadow pensait que la nouvelle voiture d'Arrows était une copie de leur dernière création dont les droits leur appartenaient. La Haute Cour de Justice se prononça en faveur de Shadow et demanda à Arrows de ne pas faire courir cette voiture.
Les premières voitures Arrows couraient dans une livrée dorée particulière à la bière Warsteiner et la voiture de 1979, la A2 d'allure futuriste, fut très commentée. Mais elle ne fut pas très performante et l'équipe revint à une façon de penser plus classique. De la façon dont la course se développait dans les années 1980, il ne suffisait plus de construire une Ford Cosworth V8 personnalisée et de faire la course. Il devenait de plus en plus important d'avoir des accointances avec un fabricant afin de pouvoir s'occuper des moteurs turbocompressés de BMW, Renault et Ferrari. Quand BMW se retira officiellement, ses puissants moteurs turbo à 4 cylindres furent rebaptisés Megatrons et utilisés de la meilleure façon par Arrows. Cependant, la première victoire ne venait toujours pas.
Le deal avec Footwork Vers la fin des années 1980, la société japonaise Footwork souhaitait entrer en F1 et fit un deal avec Jackie Oliver. L'équipe fut rebaptisée Footwork et il semblait que l'injection de fonds japonais amènerait l'équipe de Milton Keynes au premier plan, surtout lorsqu'un accord avec Porsche fut établi pour le moteur. Alan Jenkins était le concepteur en chef à ce moment là. Il avait connu une bonne carrière chez McLaren quand l'équipe gagnait avec les moteurs turbo TAG construits par Porsche. Tous les espoirs d'une répétition de ce succès durent être abandonnés quand le premier moteur 12 cylindres (en fait deux fois six, joints ensembles) arriva. Alors qu'un moteur normal pesait 145 à 150 kg, le nouveau moteur Porsche en pesait plus de 210 ! Jenkins s'en souvient comme l'un des jours les plus déprimants de sa vie. Rapidement l'association avec Porsche se termina et Footwork dut continuer seul. Les voitures fonctionnèrent avec des moteurs japonais Mugen, pilotées par Aguri Suzuki et par Michele Alboreto qui fut remplacé plus tard par Derek Warwick. Pour 1994, Jenkins conçut la châssis FA15, avec un moteur Ford, sur mesure avec un dessin aérodynamique à l'arrière. Mais de nouvelles réglementations rapidement introduites après les accidents du début de saison gâchèrent ce travail. Le patron de Footwork, Wataru Ohashi réduisit sa participation et l'équipe revint à l'appellation Arrows Grand Prix International. Une saison 1996 peu spectaculaire marqua l'arrivée de Tom Walkinshaw en tant que propriétaire de l'équipe. Il signa des contrats avec Damon Hill et les pneus Bridgestone pour 1997, mais la saison s'avéra décevante, même si Hill parvint à mener au Grand prix de Hongrie jusqu'à un tour de l'arrivée. Pour 1998, il n'y eut pas de grands changements. 1999 restera l'année à oublier rapidement. Pour la première fois depuis 1996, Tom Walkinshaw aura vu ses voitures régulièrement à la traîne, devancée même par les Minardi. Mais la saison 2000 sera celle du renouveau avec un nouveau moteur Supertec. Pour 2000, Walkinshaw ne se laisse pas abattre, et
il décide de frapper un grand coup en choisissant un designer de talent, Eghbal
Hamidy qui dessine l'Arrows A21 puis en décrochant un sponsor important, avec
Orange. L'Arrows va un peu mieux mais n'enregistre aucun résultat significatif.
En 2001, De La Rosa est remplacé par le jeune brésilien Enrique Bernoldi.
Verstappen garde sa place. L'excellent Eghbal Hamidy est chipé par Jordan et
c'est Mike Coughlan qui le remplace. Le moteur Supertec est trop cher et
Walkinshaw décide de choisir la nouvelle société Asiatech, issue du groupe AMT.
Asiatech est tout simplement Peugeot, qui décida, fin 2000, de quitter la F1
après l'humiliation subie, avec l'écurie Prost. L'A22 n'a pas beaucoup évolué
par rapport à l'A21, et le potentiel du moteur Asiatech est encore à
démontrer... Bien que Verstappen occupe provisoirement, la deuxième place en
Malaisie et en Autriche, il ne rapportera qu'un point à la maison, lors de ce
dernier Grand Prix. Déçu par le moteur Asiatech, Walkinshaw casse le contrat et
signe avec Ford-Cosworth pour un V10 client. (Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1, Stats-F1) |
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