:: Histoire :: Equipes : Alfa Romeo
 
Pays d'origine : 
Date de fondation : 
Années d'activité en F1 : 
Victoires constructeur : 
Italie
1909
1950 - 1985
Aucune

Dans les années 1920 et 1930, Alfa Romeo était un nom évocateur du sport automobile, et cela se prolongea immédiatement après la Seconde Guerre Mondiale. En dépit de cette notoriété, la société n'a pas gagné de Grand Prix depuis 1951.

Alfa Romeo est entré dans l'arène du Grand Prix en 1924. L'un des plus grands concepteurs de l'époque fut Vittorio Jano. Après douze années chez Fiat, l'une des marques les plus connues depuis les premiers jours de ce sport, Jano fut attiré chez Alfa Romeo en 1923 et sa P2 devint la norme pour les deux années suivantes. Antonio Ascari gagna la première course avec cette automobile à Crémone, et la supériorité italienne fut si écrasante au Grand Prix de Belgique de 1925 à Spa que Jano organisa un banquet dans les stands et appela ses pilotes à s'y joindre tandis que les mécaniciens polissaient les voitures. L'équipe poursuivit ensuite sa performance…Leur destinée changea quand Ascari fut tué dans le Grand Prix de France à Montlhéry, mais Alfa prit quand même la Coupe des constructeurs et ajouta une couronne de lauriers à son écusson bien connu.

 

La Tipo B

Une autre grande création de Jano fut la Tipo B d'Alfa qui entra en service en 1932. Entre 1932 et 1934, elle gagna tous les Grands Prix où elle s'inscrivit. Elle fut pilotée par des noms comme Rudolf Caracciola et le grand Tazio Nuvolari que beaucoup considèrent comme le plus grand pilote qui ait jamais existé. En 1933, Alfa Romeo fut nationalisé et se retira officiellement du sport, mais Enzo Ferrari continua à mettre les voitures en service sur la base d'une semi série.

Malgré la puissance des marques allemandes qui commençaient à se faire connaître comme Mercedes et Auto Union, Nuvolari réussit quelques grandes performances avec la Tipo B, sa victoire dans le Grand Prix d'Allemagne de 1935 n'étant pas la moindre.

Alfa reprit la commande de son programme de course de nouveau en 1938, mais la guerre intervint. Découragé par la domination allemande sur la course de Grand Prix dans la fin des années 30, Gioacchino Columbo conçut une Alfa Romeo Tipo 158 pour la petite classe de voitures en 1939.

Elle fut cachée dans une fromagerie pendant que les Allemands occupaient l'Italie, mais, conformément à la nouvelle réglementation pragmatique d'après-guerre, elle devint automatiquement une voiture de Grand Prix et domina la scène pendant le reste des années 40. Alfa Romeo bénéficia d'une série de 26 victoires sans discontinuer.

En 1951, environ treize années après sa conception, la voiture super-compressée, maintenant sous la forme 159, amena Juan-Manuel Fangio à son premier titre de Champion du monde dans la dernière course de la saison, le Grand Prix d'Espagne, dans un combat sans merci contre les Ferrari d'Alberto Ascari, Froilan Gonzalez et Piero Taruffi. Ce fut la dernière course de cette voiture et Alfa Romeo se concentra ensuite sur la course de voitures de sport.

 

La Brabham Alfa

Au milieu des années 1970, leur moteur de voiture de sport V12 commença à attirer l'attention des acteurs de la Formule 1 qui voyaient Ferrari dominer avec un moteur de configuration semblable. L'ancien ingénieur de Ferrari, Carlo Chiti, fut chargé de la conception des moteurs et il conclu un marché avec Bernie Ecclestone pour les fournir à l'équipe Brabham.

Autodelta était la société de Chiti et l'organisation qui menait le programme de la course d'Alfa. Les Brabham Alfa commencèrent à montrer leurs bonnes performances et, malgré un fort mouvement syndical qui était opposé à ce sport de riche, Alfa Romeo réalisa rapidement les avantages possibles de son propre programme. En 1979, Bruno Giacomelli mit en service la Tipo 177, voiture plutôt laide, dans le Grand Prix de Belgique de Zolder.

Alors que Brabham revenait au moteur Ford, la nouvelle Alfa V12 fut mise dans un nouveau châssis Tipo 179 et, avec Giacomelli rejoint par Patrick Depailler pour 1980, les perspectives paraissaient plus heureuses. Malheureusement, Depailler se tua au cours des essais à Hockenheim, et, bien que Giacomelli menât le Grand Prix des États-Unis à Watkins Glen avant que la voiture n'expire, Alfa Romeo n'était pas destinée à bénéficier du succès. Andrea de Cesaris mena une partie du Grand Prix de Belgique à Spa en 1982, mais la marque ne gagna pas d'autres Grands Prix avant de quitter à nouveau les circuits.

(Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1)

:: Equipes de F1 ::
Nouvelle page 1  

 
 
: Voitures :