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Histoire ::
Circuits :
Etats-Unis
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Les États-Unis
peuvent se vanter d'avoir davantage de circuits de Grand Prix que n'importe quel
autre pays. Pas moins de huit circuits ont accueilli des Championnats du monde.
Une année, il y eut même trois événements aux USA - plus un quatrième au
Canada. C'était en 1982, et pourtant la Formule 1 n'a pas visité le pays
depuis 1991.
Le premier Grand Prix des États-Unis eut lieu en 1959 à
Sebring, un circuit sur un terrain d'aviation en Floride renommée pour ses
pistes inégales et sa course de voitures de sport. Bruce McLaren termina
premier et son coéquipier Brabham remporta le titre pour Cooper. L'année
suivante, la course fut accueillie par le circuit poussiéreux de Riverside en
Californie. A cette occasion Moss gagna la course, mais cette fois encore ce fut
la seule course sur ce circuit.
Finalement
en 1961, la Formule 1 trouva son circuit véritable. Watkins Glen, une piste
ondulante près de New York, accueillit le Grand Prix des États-Unis jusqu'en
1980. Avant la création de la FOCA, ce Grand Prix était populaire chez les
équipes, en partie parce qu'il représentait l'argent du prix le plus important…
La section la plus célèbre de ce circuit était le "S" spectaculaire
en montée, juste après le départ. La première course, qui eut lieu en 1961,
fut remportée par Innes Ireland, et durant les six années suivantes, Clark et
Hill se partagèrent la place de premier.
Le circuit fut agrandi pour la course de 1971, lors de
laquelle Cevert remporta sa première victoire. Deux ans plus tard, le Français
trouvait la mort lors des qualifications sur le circuit de Glen, et un an plus
tard, c'était au tour de l'Autrichien Helmuth Koinigg, nouveau venu.
En dépit de ses tragédies la course continua. Mais en 1980,
avec l'apparition des turbos, et les voitures se développant à une vitesse
phénoménale, il devint évident que Watkins Glen n'était plus à la page.
Après la course de cette année-là, remportée par Alan Jones, la Formule 1 ne
revint plus sur ce circuit.
La
popularité de la course en ville
La
course de rues était à présent devenue populaire. En 1976, le promoteur
britannique Chris Pook avait introduit le Grand Prix (Ouest) des États-Unis,
profitant d'une dispense permettant aux USA d'avoir deux courses. La course eut
lieu sur un parcours citadin stimulant à Long Beach en Californie (passant
devant le paquebot Queen Mary ancré de façon permanente) qui était célèbre
par sa longue ligne des stands, en courbe, suivie d'un virage en épingle. Clay
Regazzoni en fut le premier vainqueur et le parcours devint un classique, mais
après 1983, Pook passa à la course d'Indycar - il ne désirait plus payer les
frais exigés par la Formule 1.
D'autres
promoteurs décidèrent de suivre l'exemple de Long Beach et en 1981, le Watkins
Glen fut remplacé par un événement à Las Vegas, ayant lieu littéralement
sur le Parking du Caesar's Palace Hotel. Jones termina premier, mais ce circuit
était impopulaire et cet événement ne se reproduisit qu'une seule autre fois.
En 1982, à Long Beach et Las Vegas s'ajouta une autre course
de rues, à Detroit, berceau de l'industrie automobile américaine. Ce circuit
fut plus populaire que Las Vegas et produisit plusieurs courses intéressantes
et trois victoires pour Ayrton Senna. Ce circuit fut opérationnel jusqu'en 1988
où il devint lui aussi un circuit d'Indy Cars.
En 1984, Dallas devint un circuit de Formule 1 - mais ce fut
un désastre, la piste se détériorant sous l'action de la chaleur. Ce fut la
seule course sur ce circuit…
Après
la perte de Long Beach, Las Vegas, Dallas et Detroit, ce fut au tour de Phœnix,
pour une autre course de rues en 1989, en dépit de la présence d'un circuit d'Indycar
populaire en banlieue. Cette course est restée dans les mémoires grâce à une
lutte magnifique entre Senna et Jean Alesi, et ce fut en 1990, l'une des
meilleures courses télévisées depuis des années.
Le
Grand Prix des États-Unis eut lieu trois fois à Phœnix, mais en dépit d'un
contrat à long terme, ce circuit n'apparut pas sur le calendrier après 1991.
Depuis, de nombreuses idées sont apparues et l'une d'elle vient d'aboutir le 2
décembre 1998. Dès l'an 2000, la mythique arène d'Indianapolis Motor Speedway
accueillera le Grand Prix après un accord signé entre Bernie Ecclestone et
Tony George, président d'IMS Corporation. Indianapolis retrouve ainsi le
Championnat du monde de Formule 1 puisque de 1950 à 1960, les 500 miles d'Indy
comptaient pour le classement général de la F1.
(Bibliographie : Encyclopédie
de la Formule 1)
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