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Pendant de nombreuses années, la course de Grand Prix suivit la règle spécifiant qu'une seule course devrait avoir lieu dans un pays donné, bien qu'une exception fût faite en 1957, où deux courses eurent lieu en Italie, à Pescara et à Monza. En 1976, il fut décidé que les États-Unis étaient assez grands pour avoir deux courses, l'une à l'est et l'autre sur la côte ouest, et en 1984, il y en eut même trois. En 1982 il y eut un Grand Prix de Suisse à Dijon, et depuis Brands Hatch, le Nurburgring, Donington et Jerez ont accueilli des courses supplémentaires sous le titre de "Grand Prix Européen". Ce furent en général des occasions qui ne se reproduisirent pas, mais depuis 1981 ont lieu régulièrement en Italie deux Grand Prix, le second empruntant son titre à la principauté peu connue de San Marino. Le premier Grand Prix de San Marino fut une course hors Championnat, juste une semaine après le Grand Prix d'Italie à Monza. Il eut lieu à Imola, une piste magnifique de 5 kilomètres. Elle avait été construite dans les années 50, mais n'avait que rarement accueilli des événements sportifs importants, et de même que d'autres circuits établis apparaissant soudainement sur la scène de la Formule 1, elle dut être considérablement réaménagée.
Lauda remporta cette première course pour Brabham, et après une manœuvre politique, Imola remplaça Monza comme circuit du Grand Prix d'Italie de 1980. Pou la saison suivante, on arriva à un compromis et, depuis, les deux circuits accueillent une course chaque année. San Marino débute en général la saison européenne. Piquet gagna la course du Grand Prix d'Italie et triompha de nouveau lors de 1a première et véritable course très mouillée de San Marino qui eut lieu au mois d'avril suivant.
Une ère mouvementée Imola eut très vite la réputation d'apporter des catastrophes. La course de 1982 fut notable par le boycott des équipes de 1a FOCA opérant en Grande-Bretagne, et par le début d'une querelle entre le gagnant Pironi et son coéquipier Villeneuve ; le Canadien trouva la mort à Zolder quinze jours plus tard. Exactement un an après le début de la querelle, le remplaçant de Villeneuve, Tambay, remporta une victoire émouvante à Imola. Imola est très dure en ce qui concerne la consommation de
carburant au kilomètre. un facteur particulièrement important à l'époque des
turbos. En 1985 Prost tomba
Mansell gagna en 1987 après que son coéquipier Piquet eut survécu à un gros accident lors des qualifications à Tamburello. En 1989, Berger eut un accident au même endroit et ce fut un miracle qu'il en réchappe. Ferrari vécut des moments décevants à Imola, mais aucun ne fut pire que l'année 1991. Prost dérapa pendant le tour de formation, et la voiture de son coéquipier Alesi sortit de la piste trois tours plus loin. Mansell gagna en 1992 et Prost en 1993. tous deux sur Williams. Malheureusement, Imola sera toujours connue pour les terribles accidents de 1994. Roland Ratzenberger mourut durant 1es qualifications. Pendant la course, alors qu'il était en tête, Senna s'écrasa à Tamburello. Imola fut alors modifié l'année suivante, pour casser le virage fatal de Tamburello. Hill gagna en 1996 et Frentzen y décrocha sa première victoire en 1997, tous deux sur Williams-Renault. Coulthard remporta sa quatrième victoire personnelle en 1998. (Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
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