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Avec ses enchaînements de grandes courbes, ses larges épingles et sa ligne droite des stands se refermant au bout des 900 mètres, le circuit de Sepang est une révolution à lui tout seul en ce sens qu'il a été pensé et construit pour "courir".
Avant même de lancer les travaux, Hussin Mohd Ali, le manager du circuit, a multiplié les rencontres et soumis les plans aux jugement de quelques grands noms de la profession, dont Michael Schumacher. Il faut dire que pour en arriver là, les investisseurs privés, soutenus par le gouvernement local, n'ont pas lésinés sur les moyens. Construit sur les 260 hectares d'une ancienne plantation de palmiers en quinze mois à peine - les travaux ont débuté fin septembre 1997 pour s'achever en décembre de l'année suivante - le circuit de Sepang a nécessité le déplacement de 75 millions de mètres cubes de terre et a coûté la bagatelle de 150 millions de dollars (environ 900 millions de francs). La piste longue de 5,542 km et large comme une autoroute devrait permettre sans problème le dépassement de front de trois monoplaces, notamment dans les deux lignes droites de près d'un kilomètre (927m pour la plus longue).
Un circuit bien pensé Après le départ situé en milieu de la ligne droite des
stands, la première courbe à droite est assez délicate. Il faut
rétrograder rapidement en seconde puis entrer
"Le N°5 et le N°6 forment un gauche-droite rapide où l'on arrive à pleine vitesse à fond de quatrième puis en cinquième. Les virages 7 et 8 sont deux virages à droite très serrés. Le suivant arrive après une longue ligne droite qui vous oblige à freiner fort en rétrogradant en seconde puis à réaccélérer pour passer le N°10. Les pilotes auront besoin d'une voiture performante au plan aérodynamique pour sortir le plus vite possible du virage 11. Les 13 et 14 ensuite forment un enchaînement difficile où il sera très important de trouver la bonne ligne dans la seconde partie pour aborder la ligne droite. Le virage en épingle N°15 enfin est certainement le plus critique. Vous entrez dedans en freinant à haute vitesse après une longue ligne droite. La courbe est large donc cela ne devrait pas nous pénaliser. Une chose est sûre, c'est un endroit qui offrira un spectacle formidable aux spectateurs qui seront à cet endroit" déclarait le champion du monde actuel, Mika Hakkinen en découvrant ce circuit.
Une architecture audacieuse "Rendre les dépassements possibles fut la première de nos préoccupations" déclare à ce propos Abdulah Hamid Mohd Ali, l'homme en charge des travaux. Pour ce faire, nous avons opté pour une largeur de piste oscillant entre 16 et 25 m alors qu'il est généralement question de 8 à 12 m. Ensuite, nous nous sommes concentrés sur le dessin du site afin d'en faire un véritable stade automobile. Résultat, en certains endroits de la grande tribune de 140 mètres de long et pouvant accueillir 50 000 fans, vous pouvez voir jusqu'à 70 % de la piste, donc de l'action durant la course. Enfin, le dernier domaine qui aura particulièrement retenu notre attention est celui des systèmes électroniques dont est pourvue la piste. Nous sommes ainsi les premiers à utiliser les "commissaires électroniques". Comme la piste répond aussi aux standards en vigueur pour les prises de temps, les équipes n'ont plus à transporter leur matériel avec elles". Au niveau des infrastructures, l'architecture très futuriste
permet de considérer ce circuit comme étant véritablement le premier circuit
du troisième millénaire. Outre
(Bibliographie : Auto-Hebdo) |
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