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Le nom de Monza est l'un des plus évocateurs du sport automobile et reflète un héritage remarquable. Depuis 1950, le circuit a accueilli le Grand Prix d'Italie à chaque saison à part en 1980 où la course eut lieu à Imola.
Une variété de configurations était disponible les premières années, mais une grande partie de la piste utilisée aujourd'hui existait déjà. Monza a toujours été l'une des pistes de Formule 1 les plus rapides, même après l'adjonction de chicanes au début des années 70. Le Grand Prix y a une atmosphère fantastique et attire toujours une foule innombrable de spectateurs loyaux à Ferrari - connus sous les nom de "Tifosi". Si leur équipe est perdante, ils font très vite savoir leur mécontentement… La piste actuelle a 5,80 km de long. La grande ligne droite
des stands, qui passe devant les gradins anciens et charismatiques, est
écourtée d'une double chicane raide à l'absurde, le Rettifilio, et qui
produit presque à coup sûr un accident sur le
La piste emprunte alors l'ancien circuit incliné jusqu'à la chicane relativement rapide de Vialone. Ensuite, la ligne droite suivie du virage rapide Parabolica, scène de nombreuses tragédies au cours des ans. Le circuit retourne enfin à la ligne droite principale. Avant que les chicanes ne soient construites, la piste était essentiellement ultra-rapide. Plus que tout autre, elle fut le centre de courses fantastiques, surtout lorsque les voitures devinrent plus "glissantes" dans les années 60. Cependant, ce circuit était aussi l'un des plus durs pour les voitures, et très souvent le vainqueur ne fut pas le pilote le plus doué, mais celui ayant le moteur le plus résistant. C'est toujours un circuit où la puissance et la vitesse sur les lignes droites sont vitales.
Une histoire remarquable Monza fut la scène de courses mémorables mais le circuit a aussi été témoin de plusieurs tragédies, et dans les courses avant la Seconde Guerre mondiale, plus d'un héros du jour y trouva la mort. Rien qu'en 1933, trois champions se tuèrent durant une course. Monza eut sa place dans le calendrier du premier Championnat du monde en 1950. Ainsi que la plupart des courses de l'époque, la course fut une bataille acharnée entre les équipes Ferrari et Alfa Romeo ; Farina remporta la victoire pour cette dernière. La première arrivée spectaculaire eut lieu en 1953. Ce fut l'une des rares occasions où la bataille pour la première place continua jusqu'au dernier tour sans être arrêtée par des problèmes mécaniques. Sur le dernier virage Ascari dérapa, Farina fit une embardée sur l'herbe et Marimon percuta Ascari. Fangio pilota à travers le carnage et remporta la victoire.
La victoire de Moss en 1956 fut le début d'une série de
succès pour les pilotes anglo-saxons, qui allaient remporter tous les Grand
Prix d'Italie à part un jusqu'en
En 1960, la course revint, de manière controversée, à la combinaison précédente de route et de piste inclinée, et les équipes britanniques boycottèrent l'événement. Finalement, c'est encore une Ferrari qui remporta cette course. C'était la dernière victoire d'une traction arrière et le pilote Phil Hill fut le premier américain à remporter un Grand Prix.
Les course de 1960 virent plusieurs fois des batailles fantastiques, mais à chaque fois, le spectacle était gâché par les voitures de tête tombant en panne. En 1965, Jackie Stewart remporta sa toute première victoire, et en 1966 Scarfiotti battit les Anglo-saxons dans une double victoire pour Ferrari. En 1969, la course donna enfin la superbe arrivée que l'on attendait depuis 1953. Sur les derniers mètres, Stewart dépassa Rindt, Beltoise et McLaren, remportant une victoire palpitante. La tragédie frappa de nouveau en 1970 lorsque Rindt trouva la mort lors des qualifications. La course de cette année-là donna encore une lutte fantastique pour la tête, de laquelle Regazzoni sortit vainqueur, remportant sa première victoire. L'année suivante donna la meilleure arrivée de tous les temps, Gethin qui n'était pas classé menait devant cinq voitures et passa premier la ligne d'arrivée.
Grands changements En 1972, le visage de Monza changea à jamais avec l'introduction d'une chicane après les stands, et d'une autre à Vialone, les jours de batailles sauvages n'étaient plus, et la première "nouvelle" course fut gagnée par Fittipaldi, qui remporta également le titre pour Lotus. Au début des années 70, Peterson devint le spécialiste de Monza, gagnant en 1973, 1974 et 1976. Mais il allait pourtant trouver la mort sur ce circuit. Après un carambolage monstrueux au départ de la course de 1978, il fut hospitalisé, mais décéda le lendemain à la suite de complications. Ce fut une bien triste victoire pour son coéquipier Andretti. En 1980 la course fut accueillie - pour une seule course -
par Imola. Les problèmes politiques furent résolus lorsqu'Imola eut sa propre
course. Le Grand Prix de San
Trois fois à la fin des années 80, Senna perdit la course à Monza, alors que tout semblait être gagné. En 1987, il fit une embardée sur l'herbe à Parabolica, laissant la victoire à Piquet. En 1988 il menait jusqu'au moment où il percuta la voiture de Schlesser, laissant Berger remporter la dernière course du vivant d'Enzo Ferrari. Puis en 1989, le moteur de Senna rendit l'âme à neuf tours de l'arrivée, et Prost termina premier. Le fait que le Français ait donné son trophée aux fans était une insulte préméditée envers le manager de l'équipe Ron Dennis. La chance de Senna finit cependant par tourner, et il gagna en 1990, mais l'homme le plus chanceux ce jour-là était Warwick, qui survécut à un grave accident à Parabolica au premier tour. La course de 1991 fut l'une des meilleures ces dernières années, avec Senna luttant avec les Williams-Renault de Mansell et Patrese. L'Italien abandonna, Senna dut s'arrêter pour changer de pneus, et Mansell remporta une victoire mémorable. Mais Senna se rattrapa l'année suivante lorsque les deux Williams rencontrèrent toutes les deux des problèmes. De même qu'au cours des années 50, Monza continua à faire beaucoup de "victimes" parmi les voitures. Prost menait en 1993 lorsque son moteur lâcha, laissant la victoire à son coéquipier Hill. L'Anglais remporta la seconde victoire en 1994, tandis que Michael Schumacher fit plaisir aux tifosi en remportant l'édition 1996 mais leur plaisir fut décuplé en 1998 lorsque Ferrari réalisa un fantastique doublé sur ce circuit de légende. (Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
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