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Le Canada devint une partie intégrante du calendrier du Grand Prix en 1967, et à part deux absences en 1975 et 1987, ce circuit a été une rencontre régulière depuis. Durant toute cette période, le pays n'a eu que deux seuls vrais pilotes de Formule 1 - Le grand Gilles Villeneuve, qui fut particulièrement présent de 1977 à 1982 et son fils Jacques.
Étant placé en règle générale en pénultième position
de la saison, juste avant le Grand Prix des États-Unis, Mosport fut la scène
de plusieurs courses mémorables. Une des courses les plus extraordinaires fut
celle de 1973, lors de laquelle la pluie fut à l'origine d'un véritable chaos
et une Safety Car introduite pour la première
Mosport fut toujours considéré comme étant un circuit dangereux et démodé, et en 1978 la course fut accueillie par un nouveau circuit à Montréal. Construit sur l'île Notre-Dame près du site de l'exposition 67, c'était une piste étrange. Un mélange de circuit de rue et d'autodrome, elle possédait de nombreux virages lents et délicats ainsi que des sections à grande vitesse longées de barrières, elle passait le long du bassin olympique d'aviron et était entourée de chaque côté par l'eau du Saint-Laurent. Ce circuit n'était qu'à dix minutes du centre de Montréal et était même desservi par le métro. La course fut adoptée par les visiteurs.
La chicane placée juste après le départ met de nombreuses voitures hors course dès le premier tour. La piste continue avec un virage donnant sur un virage en épingle, puis sur une courbe ponctuée d'un "S" à droite, et emprunte enfin un virage raide à gauche, suivi d'un virage à droite avant d'aboutir sur la ligne droite à l'arrière du circuit. Une autre chicane, puis un second virage en épingle. Une troisième chicane interrompt le flot de voitures revenant sur la ligne de départ. Il n'est vraiment pas étonnant que ce circuit soit aussi mortel pour les voitures.
Bref triomphe pour Villeneuve La première course produisit le résultat rêvé : une première victoire pour le héros local, Villeneuve. Lors de la course de 1981, il pleuvait. Villeneuve était sur la ligne de départ, mais c'est Jacques Laffite qui remporta une victoire pour Ligier. La course de 1982 eut lieu sans Villeneuve, qui avait trouvé la mort à Zolder. Le circuit fut rebaptisé en son honneur, mais une autre tragédie eut lieu, et Riccardo Paletti trouva la mort lors d'un accident sur la ligne de départ. Assez curieusement, Montréal a rarement donné lieu à des batailles vraiment mémorables. Mais il se distingue par le fait qu'il ait deux fois un bon pilote retenu d'une minute pour avoir démarré trop tôt. En 1980, le coupable était Pironi, et en 1990, Berger fit la même chose. Les bénéficiaires furent Jones et Senna respectivement.
En 1989, Boutsen remporta une victoire (sa première) sur une piste détrempée. La course de 1991 eut une arrivée très particulière, lorsque Mansell, qui était en tête, commença à fêter sa victoire un peu trop tôt mais sa Williams cala. Piquet, surpris, le doubla et remporta sa dernière victoire, peut-être aussi la plus facile. L'année suivante, Mansell faisait de nouveau la une, suite à son accident sur la dernière chicane. Berger prit sa revanche en 1990, Prost remporta son premier et dernier succès canadien en 1993, et Schumacher triompha en 1994. En 1995, Jean Alesi décrocha sa première et unique victoire à ce jour. Hill gagna devant Villeneuve en 1996. Ce dernier sortit de route au deuxième tour en 1997, laissant une victoire facile à Michael Schumacher. 1998 restera dans les mémoire pour le déroulement incroyable du Grand Prix du Canada avec des rebondissements et des retournements de situations invraisemblables. Plusieurs départs furent nécessaires ainsi que trois sorties du Safety Car en moins d'une heure pour voir finalement Schumacher franchir en vainqueur ce rocambolesque Grand Prix. (Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
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