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Après toutes les querelles des années précédentes, cette saison fut remarquablement pacifique hors de la piste. La nouvelle réglementation des fonds plats obligea à enlever les carénages latéraux, tandis que les turbos (et arrêt planifiés dans les stands) devinrent essentiels. Chez Williams, Keke Rosberg, rejoint par Jacques Laffite, allait devoir passer une autre saison avec les moteurs Ford jusqu'à ce que la FW09 à moteur Honda fût prête. Le fabricant japonais était de retour en F1 après 15 ans, et il effectua des débuts discrets avec la petite équipe Spirit. McLaren dut aussi se montrer patient. Son sponsor TAG paya le nouveau V6 de Porsche mais tant qu'il n'était pas prêt, Lauda et Watson durent se contenter du Ford d'usine. Colin Chapman avait réussi un coup de maître en signant avec les moteurs Renault, mais le légendaire patron de Lotus mourut au mois de décembre. L'équipe continua : de Angelis disposa de la nouvelle voiture pour la deuxième course, tandis que Mansell dut se contenter du Ford jusqu'à la mi-saison. Parmi ceux qui avaient l'expérience du turbo, Piquet et Patrese avaient conservé la puissance BMW et disposaient de la superbe nouvelle BT52, tandis qu'Arnoux quitta Renault pour rejoindre Tambay chez Ferrari. Les autres équipes restaient avec le Ford, dont Ligier, Arrows et Tyrrell.
Piquet commence bien Piquet gagna dans un style impressionnant à Rio, mais Rosberg attira l'attention. Il menait, fut victime d'un incendie dans son stand, avant de revenir en seconde position puis fut exclu pour un démarrage poussé. Lauda et Laffite prirent les places restantes sur le podium. La Renault de Prost fut ralentie par une vibration au niveau des pneus. Long Beach était une excellente opportunité pour les monoplaces à moteur Ford. Watson et Lauda se qualifièrent 22e et 23e mais ils comprirent tout de suite la disposition de la course et ils signèrent le doublé, avec Arnoux en troisième position. Rosberg fit une course folle, en dérapant et en s'emmêlant avec Tambay. Pour changer, la saison européenne démarra au Paul Ricard, Renault gagna à domicile, Prost arrivant devant Piquet et Cheever. San Marino fut mémorable. Tambay remporta une victoire émotionnelle pour Ferrari, conscient que 12 mois plus tôt son ami Villeneuve en avait été dépossédé par Pironi. Monaco était une autre chance de montrer les possibilités du Ford. Rosberg se qualifia sixième derrière les turbos, mais la pluie se mit à tomber et il prit la décision de partir en pneus lisses, ce qui lui évita de devoir s'arrêter. Chez McLaren, Watson et Lauda ne purent se qualifier. Après une rupture de 13 années, le Grand Prix de Belgique retourna à Spa. La piste avait été reconstruite plus courte que celle d'origine, mais elle fut reconnue instantanément comme la meilleure de la saison. Prost gagna devant Tambay et Cheever. Il semble que Detroit allait donner aux coureurs "atmosphériques" une autre chance et c'est ce qui se produisit. Alboreto marqua sa seconde victoire pour Tyrrell. Ce fut la 155e victoire pour le Ford Cosworth et personne ne pouvait savoir que ce serait aussi la dernière. Au Canada, Arnoux dominait et marqua une belle victoire pour Ferrari, devant le duo Cheever, Tambay. Prost marqua une brillante victoire à Silverstone. Honda fit ce jour-là un retour discret avec Spirit, six ans après que Renault eut commencé la révolution turbo.
Maintenant, Prost menait devant Arnoux de 8 points et Piquet de 14. Cependant, pour Prost, Monza apporta le résultat le plus mauvais possible - Piquet gagna et Arnoux fut second. Lors du Grand Prix d'Europe, à Brands Hatch, Piquet gagna de nouveau mais Prost garda espoir, avec la seconde place. Il ne restait alors que l'Afrique du Sud. Piquet fut très rapide dans la première moitié de la course, tandis que Prost se battait en troisième place avant d'abandonner. Piquet rétrograda en troisième place derrière Patrese et de Cesaris, mais s'assura du titre malgré une essence non conforme. Renault et Prost était battus et abattus. CHAMPIONNAT DU MONDE DES PILOTES
Les onze meilleurs scores comptent CHAMPIONNAT DU MONDE DES CONSTRUCTEURS
(Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
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