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L'hivers de 1973-74 fut l'un des plus actifs dont on se souvienne. Le grand événement fut que Fittipaldi quitta Lotus pour rejoindre McLaren accompagné d'un important soutien de Texaco et Marlboro. Hulme resta son coéquipier, tandis qu'une troisième voiture – sous les couleurs de Yardley – fut inscrite pour Hailwood. Ickx quitta Ferrari pour rejoindre Peterson chez Lotus, tandis que Tyrrell se trouva en manque de deux nouveaux pilotes. Il engagea Scheckter de McLaren et le nouveau français Patrick Depailler. Revson quitta aussi McLaren pour rejoindre le jeune français Jean-Pierre Jarier chez Shadow. L'équipe de Hill passa du châssis Shadow au châssis Lola, tandis que Hesketh construisit sa propre voiture pour Hunt. BRM avait de nouveaux sponsors français et Beltoise mena un escadron de trois pilotes français (Henri Pescarolo et François Migault). La carrière d'Amon fit un plongeon quand il essaya de faire fonctionner sa propre équipe.
Remue-ménage chez Ferrari Le personnel fut changé chez Ferrari et une voiture entièrement nouvelle fut produite. Regazzoni rejoignit cette marque après une année chez BRM et amena avec lui Lauda dont les performances avaient été prometteuses. Depuis le début, le dispositif Ferrari s'avéra compétitif. Hulme gagna la première course en Argentine mais Regazzoni se qualifia au premier rang et Lauda prit la seconde place dans la course. Au Brésil, Peterson et Fittipaldi s'affrontèrent pour la première place mais le Suédois creva, ce qui laissa Emerson donner une victoire à McLaren. Reutemann avait aussi mené cette course à son début et eut finalement de bons résultats à Kyalami – ce qui était le premier succès de Brabham depuis exactement quatre ans. Malheureusement Revson se tua au cours d'essais avant la course dans un accident avec la Shadow. A Jarama, les atouts de Ferrari produisirent des résultats quand Lauda gagna. Fittipaldi marqua une seconde victoire à Nivelles puis Peterson triompha à Monaco. Deux semaines plus tard les nouveaux pilotes Scheckter et Depailler de Tyrrell marquèrent un brillant doublé en Suède. Lauda et Regazzoni réalisèrent aussi un doublé pour Ferrari dans le Grand Prix de France, sur la nouvelle piste de Dijon, puis Scheckter prit la seconde place à Brands Hatch. Lauda mena la course jusqu'à ce qu'une crevaison vienne annihiler ses chances de victoire près de la fin, et sa sortie des stands fut malencontreusement bloquée par des observateurs et une voiture officielle. Il reçut finalement la cinquième place. Au Nurburgring, Lauda partit en trombe au premier tour, laissant Regazzoni sauver la face pour Ferrari. Reutemann gagna en Autriche puis Peterson fut premier à Monza quand les Ferrari rencontrèrent des difficultés.
Fittipaldi remporte la palme Fittipaldi établit sa position dans l'avant-dernière course de Mosport en gagnant devant Regazzoni. Ce qui est incroyable, c'est qu'ils arrivèrent à la dernière course avec le même nombre de points. Une quatrième place était suffisante pour Emerson, ses rivaux n'établissant aucun score. McLaren vainquit ainsi Ferrari pour le titre constructeur. Mais la course fut assombrie par la mort du nouveau pilote autrichien Helmuth Koinigg. Les courses d'Amérique du Nord virent le début de deux marques intéressantes des États-Unis, qui avaient été très longtemps sans représentation dans la Formule 1. Penske et Parnelli projetaient de participer à la compétition en Europe.
CHAMPIONNAT DU MONDE DES PILOTES
Les sept meilleurs scores
des huit premières courses et CHAMPIONNAT DU MONDE DES CONSTRUCTEURS
(Bibliographie : Encyclopédie de la Formule 1) |
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